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Ottawa, ON …  S’en prendre aux salaires des plus bas salariés des hôpitaux ontariens peut sembler tentant pour les PDG embarrassés par leur propre niveau de revenu, mais ce n’est pas une façon de remettre l’économie ontarienne sur ses rails, ni de stopper la croissance du déficit, affirmait aujourd’hui le président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO), Michael Hurley, alors qu’il réagissait aux appels du PDG du RLISS Champlain, le Dr Robert Cushman et des administrateurs des hôpitaux de la région d’Ottawa , en faveur de l’imposition, par le gouvernement, d’un gel des salaires des travailleurs d’hôpitaux. 

« Si le Dr Cushman est préoccupé par les hauts salaires, il devrait d’abord s’intéresser à ses collègues PDG plutôt qu’aux responsables de l’entretien ménager, aux agents de sécurité et au personnel de bureau, autant de gens qui sont au bas de l’échelle salariale de nos hôpitaux », disait ce matin le président du CSHO, Michael Hurley lors d’une conférence de presse tenue dans les bureaux du SCFP du centre-ville d’Ottawa. 

« Alors que le nombre de dirigeants d’hôpitaux gagnant plus de 100 000 $ par année s’est accru de 33 % en 2007-2008 et de 10 % en 2008-2009 il faut avoir un culot fou pour demander qu’une baisse de salaire de 2 % soit imposée aux plus bas salariés du système hospitalier », a déclaré M. Hurley. 

« Les économistes ont tous accepté le principe selon lequel il faut stimuler l’économie pour passer à travers la récession, ce qui suggère fortement que la dernière chose que nous devrions provoquer est une baisse des dépenses de consommation », a jouté le président du CSHO.

« Dans une grande partie de l’Est de l’Ontario, les hôpitaux sont le principal employeur de nombreuses collectivités aux prises avec d’importantes difficultés économiques. Imposer une diminution des salaires des 200 000 Ontariens qui travaillent dans les hôpitaux ne fera rien pour aider Cornwall ou Smith’s Falls ou Timmins ou Fort Erie ou Kenora. C’est une mesure qui ne contribuera qu’à faire baisser les dépenses de consommation et à freiner la reprise économique en Ontario », dit encore M. Hurley.

« Le Dr Cushman et les autres trouvent peut-être réconfortant de jeter le blâme sur des gens qui gagnent considérablement moins qu’eux, mais la majorité des Ontariens se souvient d’où est venue cette crise et ils n’accepteront pas cette approche malavisée et inutile d’un défi réel et complexe », affirme M. Hurley.

« Les hôpitaux ontariens sont les plus efficients au Canada, ils fonctionnent à 98 % de leur capacité avec le taux le plus faible d’employés par lit, le plus petit nombre de lits par tranche de 1 000 habitants et le séjour le plus court de toutes les provinces. Les facteurs qui font grimper les coûts d’un hôpital sont les médecins, les médicaments et les technologies médicales », dit Michael Hurley.

Le 31 octobre 2009, les travailleurs d’hôpitaux membres du SCFP ont ratifié un contrat de travail contraignant d’une durée de 4 ans avec les 65 hôpitaux et Centres de soins de longue durée de l’Ontario. Le contrat prévoit une augmentation de salaire de 2 % par année. En 2009, les salaires des travailleurs non-syndiqués ont augmenté en moyenne de 2,4 %. 

Le Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO) représente 25 000 membres du personnel médical, de soutien et de bureau travaillant dans des hôpitaux de partout en Ontario.

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Pour information :

Michael Hurley, Président, CSHO/SCFP  416-884-0770
Mark Lafrance, CSHO/SCFP   613-889-2600
Chris Watson, Service des communications SCFP 416-553-9410