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Le Canada a reçu le pseudoprix du « Fossile du jour » la première journée du Sommet sur le changement climatique COP15, à Copenhague. Le prix est remis au pays qui fait le plus pour bloquer toute progression pour en arriver à un accord significatif à Copenhague. Le « gagnant » est sélectionné parmi 400 organisations environnementales à COP15.

La première journée, le Canada a été visé en raison de son engagement inébranlable à demeurer ferme dans son inaction tout au long de ces négociations. Lors de son discours à Montréal vendredi dernier, le ministre de l’Environnement Jim Prentice a déclaré qu’il « ne sera pas influencé par le battage médiatique entourant Copenhague ».

Mais s’il existe un pays qui doit désespérément être influencé, c’est le Canada. Depuis qu’il a annoncé sa cible d’émissions en 2007 qui consiste à réduire ses émissions de GES de 20 pour cent sous le niveau d’émissions de 2006 (équivalent à 3 pour cent sous le niveau de 1990), le gouvernement Harper a continué de refuser d’adopter tout cadre réglementaire afin de commencer à réduire les émissions, notamment des sables bitumineux qui sont en pleine croissance.

La deuxième journée, soit le 8 décembre, le Canada s’est presque aussi mal classé, se retrouvant parmi un groupe de pays industrialisés ne faisant pas partie de l’Union européenne appelé le « Groupe parapluie » à qui on a accordé la deuxième place pour le prix du Fossile du jour.

Le Groupe parapluie a terminé au deuxième rang aujourd’hui en raison de sa pratique de subventionner les industries du charbon et de l’huile et du gaz, perpétuant ainsi l’utilisation des combustibles fossiles et des émissions de gaz à effet de serre qui en découlent.

Le Canada « a remporté » le prix du Fossile de l’année en 2007 et en 2008.

Le SCFP sera actif à Copenhague, demandant davantage de notre gouvernement fédéral. Notre dossier honteux sur les changements climatiques sous le gouvernement conservateur de Stephen Harper n’est pas quelque chose dont nous pouvons être fiers.

Pour en apprendre davantage sur Copenhague, consultez scfp.ca/copenhague-2009