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BURNABY— Le choix des partenariats public-privé (PPP) au lieu du mode conventionnel de financement et d’achat pour les grands projets d’immobilisations du gouvernement libéral de la Colombie-Britannique repose sur une méthodologie remplie de lacunes, affirme un économiste de renom dans un rapport accablant publié aujourd’hui sur le recours aux PPP par le gouvernement.

En août dernier, Partnerships BC—l’agence gouvernementale créée pour promouvoir les PPP—affichait sur son site Web un document intitulé « Draft Discussion Paper: Methodology for Quantitative Procurement Options Analysis » (Projet d’énoncé de discussion : Méthodologie pour l’analyse quantitative des options d’achat). L’énoncé visait à fournir un aperçu de la méthodologie utilisée par PBC au nom de ses clients pour analyser les avantages comparatifs des options des PPP par rapport à l’achat conventionnel. PBC invitait le public à lui faire part de ses commentaires sur sa méthodologie jusqu’au 24 novembre.

La division de la C.-B. du Syndicat canadien de la fonction publique a demandé au professeur de l’Université Simon Fraser et économiste conseil Marvin Shaffer d’étudier la méthodologie de PBC. L’examen de M. Shaffer révèle que la méthodologie ne réussit absolument pas à justifier le recours aux PPP.

« La méthodologie de PBC ne tient aucun compte des coûts additionnels des PPP par rapport au financement conventionnel de nouveaux projets par le gouvernement—elle examine les avantages, en laissant de côté les coûts des PPP », soutient M. Shaffer.

« Sa méthodologie est remplie de lacunes et n’offre aucune justification pour choisir le mode PPP plutôt que la méthode conventionnelle de l’achat et du financement publics. »

Entre autres conclusions, Marvin Shaffer constate que la méthodologie de PBC oublie le coût moins élevé du financement public, ne tient pas suffisamment compte des obligations de la location à long terme des PPP (tout en actualisant à outrance les coûts futurs) et passe sous silence le fait qu’un risque considérable peut être transféré dans l’achat public. PBC oublie aussi le fait que le coût plus élevé des projets de PPP est refilé aux générations futures.

« Cette méthodologie—complètement biaisée en faveur de l’appui idéologique qu’accorde le gouvernement aux partenariats public-privé—floue les contribuables par son manque d’équité », affirme Barry O’Neill, président du SCFP-C.-B.

« Si le gouvernement Campbell rendait publics au moins les flux de trésorerie de tous ses projets en PPP au lieu de traiter cette information comme un secret d’État, nous pourrions peut-être connaître l’ampleur de la facture que devront ramasser nos petits-enfants. »

Lisez l’étude de Marvin Shaffer au complet (en anglais seulement).