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VICTORIA – Une note de service envoyée par le COVAN aux services ambulanciers de la province semble avoir favorisé l’adoption de la loi de « retour au travail » imposée par le gouvernement aux 3 500 ambulanciers paramédicaux en grève de la C.-B., en pleines négociations collectives.

Le ministre des Services de santé, Kevin Falcon, a nié à plusieurs reprises que les organisateurs des Jeux olympiques aient ordonné cette attaque du gouvernement contre le droit à la libre négociation collective. Hier, il a présenté le projet de loi 21 à la législature pour imposer aux ambulanciers paramédicaux un contrat qui durera jusqu’après les jeux de 2010. Il soutient que la mesure ne vise qu’à soulager les cadres épuisés des services ambulanciers et à faire face à la pandémie de grippe H1N1.

Mais en septembre, le directeur des services médicaux du COVAN, le Dr Mike Wilkinson, a envoyé une note au directeur des services ambulanciers Lee Doney et à d’autres représentants du gouvernement. La note précise notamment ce qui suit :

« Les services médicaux du COVAN (et donc le CIO) exigent une confirmation finale d’ici le 1er octobre 2009 à l’effet que tous les services ambulanciers nécessaires seront fournis comme prévu. Ces services comprennent la capacité d’engager dès que possible les membres des commandants des techniciens ambulanciers et des BCAS (services ambulanciers de la C.-B.) à se préparer à l’événement sans réserve. Cette confirmation doit aussi inclure la garantie qu’aucun service ne sera perturbé pendant les Jeux, et qu’il n’y aura aucune réduction par rapport à ce qui était prévu. »

« À défaut d’obtenir cette garantie (soit par le règlement de la grève, soit par une “détente” imposée par loi pour les Jeux), le COVAN devra mettre en place des plans d’urgence pour éviter l’annulation des Jeux. »

Pour Barry O’Neill, président du SCFP-C.-B., « il est évident que cette note de service est au cœur du manque de respect honteux dont fait preuve le gouvernement provincial à l’endroit de nos ambulanciers paramédicaux. »

La loi sur la convention collective des ambulanciers paramédicaux présentée par le ministre Falcon hier est une première dans l’histoire syndicale canadienne. En effet, jamais un gouvernement n’a forcé des employés publics à accepter une convention collective pendant que le syndicat est en train de voter sur une offre de ce même gouvernement.

« Les Britanno-Colombiens ont le droit de connaître la vérité de la part de leur ministre de la Santé, d’autant plus lorsque les droits des travailleurs sont bafoués, affirme Barry O’Neill. Il est odieux de blâmer la pandémie de grippe H1N1 alors que les ambulanciers paramédicaux insistent depuis plus d’un an auprès du gouvernement afin qu’il prenne les mesures voulues pour faire face à cette crise sanitaire. »

Contacts :

  • Barry O’Neill, président du SCFP-C.-B. : 604.340.6768
  • BJ Chute, directeur de l’information publique, ambulanciers paramédicaux de C.-B. : 604.218.6169