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Les avantages des négociations provinciales, la lutte à la privatisation et la protection des membres dans un contexte de compressions budgétaires, sur fond de menace du virus H1N1, ont fait l’objet d’ardentes discussions dimanche parmi les 200 délégués, membres de conseils scolaires, réunis à l’invitation du SCFP.Représentant différentes régions du Canada, les militants ont constaté qu’ils avaient beaucoup en commun. La réunion, animée par le chercheur Paul O’Donnell, prévoyait la présentation de rapports régionaux et l’examen des résolutions de l’assemblée au sujet de la grippe H1N1 et des préparatifs en prévision de la pandémie.

Delalene Harris Foran, du Nouveau-Brunswick, a d’abord présenté un rapport sur les écoles privatisées (PPP) de Rexton et de Moncton. En réponse à cet exposé, des délégués de l’Alberta ont fait savoir que leur gouvernement provincial avait dû revoir à la baisse ses plans de privatisation d›écoles (PPP) en raison d’un financement privé chancelant. Archie Walker, de la section locale 4153 du SCFP (Hamilton), a invité les délégués à s’inspirer des conventions collectives que sa section locale a négociées dans l’éventualité d’un PPP.

Sur le front de la santé et de la sécurité, Sylvain Ladouceur, de la section locale 4296 du SCFP (Québec), a soulevé la question du désamiantage et d’autres questions de sécurité pour les membres du SCFP. Bon nombre de délégués ont partagé des expériences à ce sujet, notamment Don Poster, coprésident du comité de santé et sécurité de la division de l’Ontario, qui a exposé les nouveaux règlements provinciaux en matière de désamiantage.

Le sujet de discussion le plus brûlant a été l’impact de la grippe H1N1 sur les travailleurs membres du SCFP et les écoles. Wilfredine Crowdis, de la section locale 955 du SCFP (Nouvelle-Écosse), a livré le témoignage d‘une employée de conseil scolaire de 38 ans. En plus des effets négatifs d’une baisse de l’embauche et des réductions de subventions sur la santé du personnel, elle a soulevé que la menace de la grippe avait exigé un surcroît de travail administratif et des tâches de nettoyage supplémentaires, surcroît qui n’avait pas fait l’objet de temps supplémentaire de la part de l’employeur.

Après la brève présentation et les conseils d’une représentante de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario, Katie McGovern, de la section locale 4400 du SCFP (Toronto), a évoqué les leçons apprises (ou encore à tirer) de la crise du SRAS. Elle a rappelé que les salles de bain des écoles n’avaient pas toutes été pourvues du savon et des essuie-tout nécessaires à l’observation des normes élémentaires de santé publique concernant le lavage des mains. Les parents et les collectivités n’ont tout simplement pas été mis au courant de l’état lamentable des écoles durant la crise. Les témoignages ont afflué au sujet de la lenteur ou du caractère opportuniste des réponses des employeurs et des gouvernements dans le cadre de la campagne de préparation à la grippe H1N1, ce qui a amené de nombreux délégués à craindre qu’on ne répète les erreurs de la crise du SRAS. Les délégués ont insisté sur l’importance d’informer nos collectivités, de partager les ressources, de diffuser les rapports sur le degré de préparation à la grippe H1N1 et de coordonner les activités des responsables des soins de santé et de l’éducation au sein du SCFP aux prises avec les mêmes types de problèmes de santé et de sécurité.

Malgré les nombreux témoignages de licenciements et de réduction de services, y compris ceux de la présidente de la section locale 389 du SCFP (Colombie-Britannique), Cindy McQueen, les délégués ont aussi fait part de leurs victoires. Andy Harding, de la section locale 2745 du SCFP, a remonté le moral des troupes en racontant qu’ à l’issue de l’envoi de 588 avis de mise à pied, le SCFP avait mené au Nouveau-Brunswick une campagne provinciale visant à mobiliser les membres et le public. Non seulement le gouvernement a retiré ses avis de mise à pied, mais le mouvement de contestation a favorisé la nomination d’un nouveau ministre de l’Éducation.

De même, Terri Preston, du Comité de coordination des écoles de l’Ontario, a exposé les avantages des négociations provinciales et sectorielles. Parmi les grands enjeux des militants, elle a mentionné l’obtention d’un ensemble d’avantages applicables dans toute la province et la révision de la formule de financement de sorte qu’elle tienne compte des installations. Comme c’est le cas dans plusieurs autres provinces, les sections locales du SCFP en Ontario s’intéressent de près à la possibilité que les enfants de 4 et 5 ans soient appelés à fréquenter l’école à temps plein.

Les sections de l’Ouest ont clairement démontré qu’elles étaient prêtes à aller à la table de négociation. De la Saskatchewan, la présidente du « Education Workers Steering Committee », Brigitte Scotte, a fait part d’une démarche positive visant une négociation provinciale, de concert avec le ministre de l’Éducation de la province. Enfin, la présidente de la section locale 723 du SCFP, sur l’île de Vancouver, Deb Taylor, qui est aussi présidente du comité K-12 du SCFP de la Colombie-Britannique, a clôturé la réunion en présentant un rapport encourageant sur la récente mise sur pied d’un conseil de négociation provincial du SCFP qui agira au profit de toutes les sections locales de la C.-B., heureux précédent s’il en est.