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OTTAWA - Le fonds fédéral pour la privatisation de 1,2 milliard de dollars mis sur pied par les conservateurs fera couler l’argent des contribuables dans des investissements risqués au lieu d’aider à réaliser des projets publics sûrs, selon Paul Moist, président national du SCFP.

« Dernièrement, plusieurs partenariats public-privé (PPP) ont échoué et seront désormais réalisés en tant que projets publics, a affirmé Paul Moist. Qu’il s’agisse du pont Port Mann en Colombie-Britannique ou de l›échangeur Turcot au Québec, les gouvernements ne sont plus en mesure de produire les économies tant vantées et les entreprises privées ne peuvent plus obtenir l’argent nécessaire. »

La crise économique et financière mondiale a durement frappé le secteur privé et a rendu les capitaux privés beaucoup plus coûteux et rares que les emprunts publics. Mais même avant l’effondrement économique, les PPP étaient accompagnés de retards et de dépassements de coûts. La crise dévoile les problèmes structurels de la privatisation, des problèmes qui ne peuvent pas être réparés, même avec le réchauffement graduel du climat du crédit.

« Le rapport du vérificateur général de l’Ontario sur l’hôpital en PPP de Brampton met en lumière une faille fondamentale de la privatisation de l’infrastructure et des services publics, a rappelé M. Moist. Le projet a mené au gaspillage de centaines de millions de dollars- de l’argent qui aurait pu être investi dans les soins de santé publics. La privatisation de l’emprunt seulement a ajouté 200 millions de dollars au coût du projet - et c›était avant la crise économique. »

Les retards sont inhérents à la privatisation, car des ententes complexes doivent être négociées entre les intervenants et les projets sont soumis à des processus d›évaluation bureaucratique.

« Ce n’est pas en engouffrant de l’argent dans les PPP que nous arriverons à donner à l›économie le coup de pouce qu’attendent toujours les communautés, a poursuivi Paul Moist. Les économies locales souffrent aussi des PPP, car les contrats sont souvent accordés à de grandes multinationales. Il y a donc moins d’emplois locaux et moins d’achats locaux. Il faut maintenant s’occuper de l’infrastructure des services à la manière publique - rapidement et économiquement. »

Les projets de privatisation sont aussi entourés de secret, ce qui est un irritant de taille pour les contribuables qui veulent savoir à quoi serviront les 1,2 milliard de dollars.

« Si les PPP sont si efficaces et si économiques que ses promoteurs le prétendent, pourquoi leur faut-il cette subvention additionnelle d’un milliard de dollars du gouvernement fédéral, en plus de ce que fournissent déjà les administrations provinciales et municipales? » a demandé Paul Moist.

Le SCFP croit que PPP Canada Inc. doit être transformé en Bureau de l’actif public qui travaillera directement avec d’autres ordres de gouvernement à inverser la privatisation et à investir dans l’infrastructure publique et le développement économique communautaire.

Pour en savoir plus :

SCFP national - Relations avec les médias : 613-818-0067