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D’ex-travailleurs du secteur public de Cali, en Colombie, essaient tant bien que mal de gagner leur vie en attendant que justice soit rendue par les tribunaux et à l’OIT.

En effet, le 26 mars 2009, le gouvernement a liquidé les sociétés publiques qui fournissaient les services municipaux de base de Cali.

Et malgré les dons et autres moyens d’appui offerts par le SCFP et d’autres syndicats au SINTRAEMSIRVA (syndicat de Cali), la liquidation a eu lieu.

Le SINTRAEMSIRVA, qui a monté un camp devant le siège social de la société, poursuit le gouvernement pour les congédiements en masse, et collabore avec d’autres ordres de gouvernement à la création d’une société de services publics de remplacement viable.

Juan Carlos Ortiz, ancien président et militant du SINTRAEMSIRVA, a déclaré ce qui suit à l’organisme de solidarité de Vancouver CoDev :

Le 27 avril, tous les travailleurs congédiés se sont rassemblés pour protester devant le siège social d’EMSIRVA. Le syndicat avait préparé du café en grande quantité pour tout le monde, parce que nous ne pouvions pas offrir le petit déjeuner ou le déjeuner. Nous avons aussi commencé à aider à préparer les griefs et les causes de nos membres. Votre appui a contribué à payer le papier, les photocopies, les télécopies, etc. En outre, parce que nous avions besoin d’aide de secrétariat pour la préparation des causes, nous avons offert aux secrétaires, qui avaient aussi été congédiées au moment de la liquidation, d’assumer une partie de leurs frais de transport pour venir travailler avec nous.

À la fin de mai, le syndicat – avec l’appui de l’ISP a déposé une plainte auprès de l’OIT contre la liquidation d’EMSIRVA et le congédiement illégal des travailleurs.

Pendant ce temps, des centaines de travailleurs congédiés font ce qu’ils peuvent pour survivre. Maria Fernanda Bolaños, venue au Canada à l’invitation du SCFP à l’été de 2008, a écrit pour dire qu’elle vend maintenant des empanadas sur la rue.

Dans le vidéo on voit aussi d’autres travailleurs qui vendent des journaux et protestent aux feux de circulation de la ville. Sur leurs pancartes, il est écrit : « Les ex-travailleurs d’EMSIRVA exigent le droit au travail. On ne veut plus mendier à Cali. »