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Montréal, le jeudi 26 mars 2009 - Lors d’une annonce en circuit fermé, les hauts dirigeants de la SRC-CBC ont annoncé aujourd’hui aux employés l’ampleur des compressions qui vont s’abattre sur eux. En tout, c’est 800 postes qui seront abolis, dont 336 dans le réseau français. Le manque à gagner dans le budget de la société d’État devrait se chiffrer à 171 millions de dollars en 2009-2010.

Des incitatifs à la retraite volontaire sont prévus, mais des salariés avec moins d’ancienneté seront affectés par ces compressions. Les licenciements commenceront au cours de l’été pour se terminer à la fin de septembre 2009.

Le SCFP avons aussi appris que des actifs de la Société seront mis en vente, pour un montant de 125 M$, ce qui fait craindre une diminution du patrimoine des citoyens. Une fois ces actifs liquidés, le syndicat se demande quels seront les autres scénarios d’équilibre budgétaire pour les années à venir.

« Il est difficile de ne pas faire un lien entre ces compressions et la volonté maintes fois exprimée par le gouvernement conservateur de Stephen Harper de sabrer dans la culture, particulièrement, la culture francophone », soutient Jacqueline Turgeon, présidente du syndicat du personnel administratif à Radio-Canada (SCFP 675). « Avec un CRTC affaibli, il semble que l’aile réformiste du parti va atteindre son but qui est de réduire l’influence de la Société Radio Canada-CBC dans le paysage canadien. »

De plus, dans la tourmente de la crise économique mondiale actuelle, le SCFP note que la majorité des gouvernements des pays occidentaux aident leurs entreprises pour contrer le chômage, alors qu’au Canada, le gouvernement n’aide même pas son propre diffuseur. « De toute évidence, il s’agit d’une approche purement idéologique plutôt que pratique », déplore Jacqueline Turgeon.

Le SCFP-675 travaille actuellement sur des stratégies pour minimiser l’impact de ces compressions tant sur les personnes qui seront touchées que sur celles qui resteront, car l’expérience nous apprend que le manque de personnel engendre d’autres types de problèmes tels l’épuisement professionnel.

Comptant 7000 membres dans les communications au Québec, le SCFP est présent dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et les services sociaux, l’éducation, les transports urbain et aérien, les sociétés d’État et organismes publics québécois, l’énergie et les municipalités. Avec plus de 105 000 membres, le SCFP est le plus important affilié de la FTQ.

Ce communiqué et d’autres infos sur le site scfp.qc.ca

SOURCE : SYNDICAT CANADIEN DE LA FONCTION PUBLIQUE (FTQ)

/jb sepb491-qc