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Les élections fédérales de 2008 sont enfin terminées. La poussière n’est pas encore retombée, mais on peut déjà constater quelques gains, quelques pertes et quelques « victoires » qui, lorsqu’on les examine, ne sont pas particulièrement triomphales.

Le grand gagnant de ces élections est sans contredit le NPD. Cette campagne a été la plus forte de l’histoire du parti et a donné lieu à une augmentation du pourcentage du vote populaire et à de nouvelles percées à Terre-Neuve et dans le Nord de l’Ontario. Le nombre de sièges remportés par le NPD atteint un sommet en 20 ans – près du record historique de 43 sièges avec Ed Broadbent en 1988. Le NPD a fini la course avec 8 nouveaux sièges en tout, comparativement à 29 sièges en 2006 et à 30 à la dissolution, pour arriver à un total de 37 à la fin de la soirée électorale.

Avec 48 sièges au déclenchement des élections et 50 aujourd’hui, le Bloc québécois a conservé ses acquis. Son chef Gilles Duceppe a uni les Québécois contre Stephen Harper, notamment au sujet des compressions de 45 millions dans les arts et la culture et du durcissement des peines aux jeunes contrevenants. Bref, le Bloc a revigoré sa base et a joué un rôle clé pour empêcher la formation d’une majorité conservatrice.

Mais le grand perdant du scrutin est sans conteste le Parti libéral, qui s’est retrouvé avec son pire score en 20 ans, encaissant une perte de près de 20 sièges.

Les conservateurs de Stephen Harper crient victoire. Après tout, ils ont effectivement récolté 16 nouveaux sièges, ce qui leur permet de renforcer leur gouvernement minoritaire. Mais leurs attentes étaient beaucoup plus élevées. À cet égard, ils sont loin d’avoir obtenu ce qu’ils voulaient.

Les conservateurs ont raté leur occasion de former le gouvernement majoritaire qu’ils souhaitaient si ardemment. Leurs chances sont passées de plutôt bonnes à très réduites après qu’une série de gaffes – en particulier les compressions imposées aux arts et à la culture – ont dévoilé au grand jour leur idéologie de droite. De nombreux Canadiens ont eu un mouvement de recul et l’image de bon gars portant des débardeurs en laine de Stephen Harper a été sérieusement amochée.

Pour sa part, le Parti libéral – principale opposition des conservateurs – s’est fracturé plus que jamais au cours des deux dernières élections. Pourtant, malgré la grande vulnérabilité des libéraux, les conservateurs ont encore une fois dû se contenter d’une minorité. En fait, ils ont à peine pénétré dans les grandes villes du Canada et n’ont obtenu aucun siège à Toronto et à Montréal.

Alors que signifient ces résultats pour les membres du SCFP? Stephen Harper a déclaré qu’il comptait gouverner comme s’il était majoritaire. Autrement dit, il continuera à promouvoir son programme partisan et idéologique au Parlement. Stephen Harper invoquera la situation économique difficile pour justifier le rétrécissement du gouvernement et la réduction des services publics. Les membres du SCFP doivent être prêts à résister aux compressions dans les dépenses publiques et dans les emplois du secteur public.

Stephen Harper contrôlera strictement l’information – comme il l’a fait jusqu’à maintenant, notamment avec ses accords commerciaux secrets, ses communications limitées avec les médias et ses plateformes politiques vagues et tardives. Les membres du SCFP doivent continuer à talonner le gouvernement de près pour que celui-ci soit transparent dans les enjeux qui touchent nos emplois, nos familles et nos collectivités.

Le plus beau constat de ces élections, c’est que les Canadiens ne veulent pas que les conservateurs gouvernent leur pays sans rendre de comptes. Les électeurs ont affiché un soutien solide pour le NPD, à qui l’on demande maintenant d’être la véritable opposition à la Chambre des communes.

« Nous sommes déterminés à travailler avec le NPD pour que le nouveau Parlement s’attaque aux problèmes touchant les familles des travailleurs », a déclaré Paul Moist/>, président national du SCFP.

Le SCFP tient à remercier tous ceux et celles qui ont travaillé fort à faire campagne et à montrer leur appui au NPD. Avec notre demi-million de membres, nous sommes prêts à mener la lutte de plus belle.