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Par télécopieur : (613) 941-6900

Le 23 juillet 2008

Le très honorable Stephen Harper

Premier Ministre du Canada

Cabinet du Premier Ministre

80, rue Wellington

Ottawa, ON K1A 0A2

Monsieur le Premier Ministre,

Je vous écris au nom des 570 000 membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Nous vous prions instamment d’intervenir dans la cause d’Omar Khadr. La détention continue de ce jeune homme à la prison de Guantanamo Bay est un affront à la tradition de respect des droits de la personne et de l’application régulière de la loi au Canada. Des faits convaincants montrent qu’Omar Khadr a subi de la torture et que les droits fondamentaux d’un système de justice équitablement administré lui ont été déniés.De nombreuses cours, y compris aux États-Unis et au Canada, ont jugé que Guantanamo Bay contrevient aux droits de la personne enchâssés dans le droit constitutionnel.Un gouvernement démocratique a la responsabilité de prendre position. Les candidats à la présidence des États-Unis, tant démocrate que républicain, ont même promis de fermer cette prison.

Au SCFP, nous croyons que notre gouvernement est responsable de protéger tous les citoyens canadiens, non seulement quelques-uns. Les droits de ce citoyen canadien particulier sont clairement violés et notre gouvernement, s’il n’intervient pas et n’agit pas de manière appropriée, est complice. Il est difficile d’imaginer que n’importe quel citoyen canadien puisse se sentir en sécurité et être convaincu que ses droits seront protégés si cette protection n’est pas accordée à tous les citoyens. Un dangereux précédent s›établira si les droits de l’un de nos citoyens sont impunément violés.

Le SCFP joint sa voix aux nombreuses autres organisations et personnes, dont l’Association du Barreau canadien, Amnistie internationale et la Fédération canado-arabe, qui vous demandent d’agir de façon responsable, éthique et respectueuse des règles de droit en faisant revenir Omar Khadr au Canada pour lui assurer un traitement équitable et juste. Je vous incite à prendre position et à agir rapidement.

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’assurance de ma très haute considération.

Le président national,

PAUL MOIST

rks/cope 491