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L’hôpital de Bridgepoint devra travailler de concert avec son syndicat pour élaborer un programme de formation à l’intention de plus de 200 prestataires de services personnels (PSP) au lieu de les jeter simplement à la rue, a averti le président national du SCFP, Paul Moist, durant une manifestation organisée sur l’heure du midi aujourd’hui.

« Ces travailleuses – car ce sont principalement des femmes – se sont dévouées à donner les soins d’hygiène personnelle les plus fondamentaux et intimes aux patients de l’hôpital de Bridgepoint.

Maintenant, la direction décide simplement de s’en départir, explique M. Moist. Plusieurs de ces employées ont les compétences qu’exige l’hôpital et devraient donc se voir offrir de nouveaux postes. D’autres devraient pouvoir se réorienter en vue d’occuper ces postes. »

L’alternative qui s’offre à ces travailleuses, selon le ministre de la Santé de l’Ontario George Smitherman en réponse à une question posée par le député provincial Peter Tabuns à l’Assemblée législative la semaine dernière, est de trouver un poste en soins à domicile ou en soins de longue durée et d’encaisser une baisse de salaire considérable, souvent au seuil de la pauvreté, et sans avantages sociaux.

« Je ne peux pas croire que Bridgepoint est prêt à se départir de travailleuses qui comptent des années, voire des décennies, d’expérience sur le terrain, selon la présidente de la section locale 79 du SCFP, Ann Dembinski. L’hôpital n’a fourni aucune preuve que la qualité des soins offerts aux patients serait améliorée en remplaçant ces travailleuses par des infirmières auxiliaires autorisées (IAA). »

Mme Dembinski a mis en doute la décision de prendre un virage à 180 degrés et de se départir des PSP, comme Bridgepoint les nomme, pour embaucher des IAA alors que les budgets de la santé sont étirés au maximum et que les infirmières ne courent pas les rues. « La seule façon que Bridgepoint réussira à se départir de ses PSP et d’embaucher des IAA en l’espace de 18 mois sera d’offrir des salaires beaucoup plus élevés. Où trouvera-t-il l’argent? Où est l’équilibre entre les besoins des patients et différentes classifications de personnel? Et combien de temps cette nouvelle structure pourra-t-elle demeurer en place? », demande-t-elle, notant qu’il y a à peine 10 ans, l’hôpital avait procédé de la même manière pour remplacer des infirmières par des PSP.