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Sondage Nanos-SCFP – Points de vue sur les services publics municipaux au Canada

Les services doivent rester publics pour les collectivités : la population s’est exprimée

Les conclusions du sondage Nanos-SCFP sur les services municipaux confirment que la lutte du SCFP pour les services publics a toujours visé juste. La pression s’intensifie sur tous les ordres de gouvernement pour les obliger à protéger les services publics, car les Canadiens tiennent à ce qu’ils soient offerts par le secteur public.

Les administrations municipales qui subissent des pressions de la part du gouvernement Harper pour privatiser les services publics devraient être encouragées par les conclusions du sondage.

Pourquoi?

Depuis que le budget fédéral a alloué 25 millions de dollars à une agence de promotion des PPP et encore 1,25 milliard de dollars à un fonds qui sert à subventionner jusqu’à 25 pour cent du coût de projets en PPP « innovateurs », les municipalités doivent démontrer qu’elles « envisagent », à tout le moins, la possibilité d’avoir recours à un PPP, ce qui mène à la vente de l’exploitation et de la supervision des services publics à des entreprises privées.

Le résultat du sondage d’aujourd’hui en dit long sur l’importance des services publics et sur les raisons pour lesquelles les municipalités doivent les protéger.

Depuis longtemps, le SCFP est au cœur des batailles menées pour améliorer et protéger les services municipaux, non seulement au nom des 120 000 de ses membres qui les offrent d’une façon ou d’une autre, mais aussi dans l’intérêt des collectivités de tout le Canada qui en apprécient la valeur.

Quatre réussites du SCFP

Les services publics inspirent le partage de l’innovation

Modernisation des systèmes d’eau – Kamloops

D’un bout à l’autre du pays, un nombre croissant d’exploitants municipaux de services d’eau sont menacés de privatisation. Le Centre Kamloops est devenu un symbole de la lutte pour garder les systèmes d’eau publics. Lorsque les membres du SCFP ont su qu’un projet de privatisation pour les installations municipales était dans l’air, ils ont lutté avec succès pour le garder public. Le Centre – qui a ouvert ses portes en 2005 – est la plus grande usine de traitement des eaux usées en Amérique du Nord à utiliser un système de filtration à membrane – un moyen plus efficace et plus économique que la méthode de nettoyage avec sable et pierres plus souvent utilisée. Le système à membrane permet une utilisation maximale de l’eau de l’usine. Par exemple, une partie de l’eau est recyclée pour un terrain de jeux voisin et un jardin en terrasse, ce qui crée une autre source de chaleur pour l’édifice. Le Centre, qui s’est mérité un prix LEEDS or pour la qualité de l’environnement, est la seule usine de ce genre en Colombie-Britannique et l’une des trois seules au Canada. En partenariat public-public avec l’Université de Thompson Rivers, le Centre offre aussi une formation en gestion de l’eau.

Les services font économiser de l’argent aux collectivités

À Ottawa, de dures leçons montrent que les loisirs doivent rester entre les mains du public

Deux patinoires municipales ont été construites en partenariat public-privé en 2004. On en faisait des exemples à suivre pour les municipalités qui voulaient en faire plus avec moins. Mais le 20 avril 2007, l’administration de la Ville d’Ottawa recommandait de renflouer, à hauteur de 1,2 million de dollars, Capital Sports Group, l’entreprise qui gère le Bell Sensplex. La direction de la Ville recommandait également de mettre fin à son partenariat avec Serco Facilities Management, l’exploitant du Ray Friel Centre. La Ville se retrouvait ainsi avec une dette additionnelle de 12 millions de dollars. Le rendement des entreprises avait été inférieur aux attentes à plusieurs égards, y compris en matière de gestion, et la Ville n’avait pas d’autres choix.

Les services publics protègent les collectivités vulnérables

Forger des relations saines, intelligemment – Penticton

Le 20 mai 2008, le conseil municipal et le Conseil de bande indienne de Penticton ont signé une entente de service de traitement des égouts – un accord historique d’une grande importance environnementale, sociale et économique pour les deux communautés. Le grand chef Stewart Phillip et le maire Jake Kimberley ont tous deux reconnu que l’entente était une étape critique vers la consolidation d’autres relations de collaboration de cette nature. La Bande et la Ville travaillaient depuis 2004 à cette entente de 25 ans, qui assurera des services de traitement sanitaire des égouts pour les territoires de la Bande situés du côté ouest du canal de la rivière Okanagan. La Ville récupérera tous les frais d’exploitation, y compris les frais d’administration, en plus de faire un profit de 10 %, et assumera le coût de l’augmentation de trois pompes, de l’établissement des points de connexion et d’autres frais – qu’elle récupérera de la Bande indienne de Penticton, soit en montant forfaitaire, soit en paiements avec intérêts, amortis sur 20 ans. L’entente sera bénéfique pour l’environnement et aidera à diversifier l’économie de la région, en particulier à des fins industrielles.

Les services assurent la transparence – et la sécurité

 

Une entente de privatisation ratée avait déjà menacé d’endetter les Haligoniens de plusieurs millions de dollars lorsque l’entreprise concernée avait refusé de se conformer aux normes environnementales en place. Mais en novembre 2007, la nouvelle usine de traitement des égouts de Halifax entrait finalement en activité. Le projet « Harbour Solutions » de la Ville avait failli être privatisé et confié à l’une des plus grandes multinationales des eaux du monde, la Suez. Le SCFP et des groupes alliés ont livré une importante bataille pour que le nettoyage du port soit public – ET ILS ONT GAGNÉ. La transparence est toujours mieux protégée par une supervision municipale et la prestation des services était l’un des arguments clés en faveur du projet public. L’intendance publique de l’environnement favorise les bonnes politiques sociales plutôt que les profits des actionnaires. Le conseil municipal de Halifax a fini par déchirer son entente avec le consortium dirigé par la Suez. Toute la municipalité a reconnu que la privatisation aurait été un mauvais choix pour le nettoyage du port de la région. Après l’annulation de l’entente, le maire de Halifax, Peter Kelly, a déclaré aux médias que le fait de garder le projet public permettra aux contribuables d’économiser des millions de dollars.

Sources additionnelles :