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Les quatre principaux syndicats du secteur public au Canada, qui représentent plus d’un million de travailleurs, ont condamné les meurtres incessants de dirigeants syndicaux en Colombie et réclamé que le premier ministre Stephen Harper mette fin aux négociations de libre-échange avec la Colombie.

« Nous sommes horrifiés d’apprendre que l’on monnaye la vie de syndicalistes comme de simples denrées dans les négociations en cours avec le gouvernement de la Colombie », ont déclaré les dirigeants nationaux du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des postes (STTP), du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP) et de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

Les chefs syndicaux ont pris la décision exceptionnelle d’émettre une déclaration conjointe, après avoir appris qu’une entente de libre-échange permettrait au gouvernement de la Colombie de déposer un montant symbolique dans un « fonds de coopération » chaque fois qu’un syndicaliste colombien sera assassiné.

« Cette proposition atteint des sommets d’infamie, ont déploré les leaders syndicaux. Il est inacceptable que le gouvernement du Canada poursuive des discussions de libre-échange avec un pays qui ose suggérer une telle marchandisation de la vie humaine. La poursuite des négociations dans de telles conditions est indigne d’une démocratie qui se dit vraiment équitable et humanitaire. »

Les dirigeants syndicaux sont d’accord avec ceux qui dénoncent l’idée de payer une simple amende pour un assassinat, comme s’il s’agissait d’une contravention de stationnement. Ce procédé est non seulement non négociable, mais il constitue une violation inadmissible des principes de toute démocratie.

Citant des enquêtes qui montrent que la Colombie est parmi les pires pays du monde en ce qui a trait aux violations des droits de la personne, les dirigeants syndicaux ont condamné l’inaction du gouvernement colombien face à tous ces assassinats qui se produisent chaque année.

Les leaders ont emboîté le pas au Nouveau Parti démocratique et au Congrès du travail du Canada qui demandent une campagne publique en faveur de l’arrêt des négociations de libre-échange avec la Colombie. Ils ont à maintes reprises exhorté le gouvernement du Canada à suspendre les négociations de libre-échange avec la Colombie tant que cette dernière continuerait à bafouer les droits de la personne et à permettre qu’on assassine impunément des syndicalistes et des leaders de la société civile.

James Clancy, du SNEGSP, John Gordon, de l’AFPC, Denis Lemelin, du STTP, et Paul Moist, du SCFP, ont signé la présente déclaration.