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Toronto, Ont. – Réunis à Toronto aujourd’hui, les congressistes du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont réservé un accueil très enthousiaste aux représentants des employés du Journal de Québec.

Denis Bolduc, Lucie Butler et Jocelyne Martineau, les présidents des trois syndicats en conflit au Journal de Québec, ont d’abord exposé les enjeux du conflit aux quelque 2030 congressistes présents. Par la suite, joignant le geste à la parole, des dizaines de délégués ont défilé au micro pour indiquer que leur syndicat allait soutenir financièrement les travailleurs en lock-out. Plusieurs ont signalé que l’appui financier prendrait la forme d’une somme hebdomadaire qu’ils feront parvenir jusqu’à la fin du conflit. Ce soutien financier viendra donc s’ajouter aux prestations que reçoivent déjà les syndiqués du Fonds de grève du SCFP.

S’exprimant au nom des 252 travailleurs du Journal de Québec, Denis Bolduc a qualifié de « très stimulante » l’expression de solidarité vécue aujourd’hui. Il y voit là l’avantage pour les travailleurs du Journal d’être membres d’une très grande organisation syndicale. « Grâce aux appuis concrets que nous recevons, à ceux que nous avons reçus et aux autres qui s’en viennent, nous serons bientôt en mesure de dire à Quebecor/Sun Media que le coup de force, la pression économique qu’on tente de nous imposer ne lui donnera rien. »

Bientôt six mois de lock-out

Le conflit de travail au Journal de Québec passer bientôt le cap des six mois. En effet, les employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont sous le coup d’un lock-out décrété par l’employeur le 22 avril. Avant le déclenchement du lock-out, aucun des trois syndicats n’avait même demandé de mandat de grève à leurs membres. En solidarité avec leurs collègues jetés sur le trottoir par la décision de Quebecor/Sun Media, les employés de l’imprimerie ont voté la grève à 97 %.

Depuis la fondation du Journal de Québec en 1967, aucun conflit de travail n’avait eu lieu. Il y a un peu plus d’un an et demi, tous les employés syndiqués du Journal avaient accepté de reconduire la convention collective pour un an en partenariat avec l’employeur qui faisait face à un concurrent, Le Soleil, qui passait au format tabloïd pour mieux le concurrencer.

Aucun piquet de grève n’a été érigé par les syndiqués.

Depuis le 24 avril, les employés en conflit publient et distribuent cinq jours semaine le MédiaMatinQuébec, un quotidien gratuit, pour rappeler leur cause à la population de Québec. Quebecor/Corporation Sun Media a entrepris plusieurs recours judiciaires pour empêcher la publication du MédiaMatinQuébec. Toutes ces démarches ont échoué.

Malgré le conflit, le Journal de Québec continue d’être publié. Dans une décision rendue le 23 août 2007, en application de l’article 109 du Code du travail (dispositions anti-scabs), la Commission des relations du travail (CRT) du Québec a ordonné à la direction du Journal de Québec de cesser de recourir aux services de quatre personnes qui remplissaient les fonctions de salariés en conflit. Une nouvelle plainte concernant l’utilisation de travailleurs illégaux par Quebecor a été déposée par les syndicats en octobre. Cette plainte vise 15 personnes. Elle sera entendue par la CRT d’ici peu.

Les employés salariés du Journal de Québec sont tous membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Le SCFP compte 560 000 membres à travers le Canada.

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Renseignements :

Denis Bolduc, porte-parole des syndiqués en conflit, 418 564-8772
Robert Bellerose, Information SCFP, cell. 514 247-9266

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