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Introduction

Merci consœurs et confrères. Je suis très heureux d’être ici avec vous aujourd’hui, à Toronto, pour notre 23e congrès biennal.

Nous avons beaucoup de choses à célébrer cette semaine.

D’abord, nous célébrons le travail que nous avons fait ensemble depuis deux ans.

La lutte à la privatisation, les gains à la table de négociation et la défense de l’égalité, tant au syndicat que dans la société.

Puis, au cours des quatre jours qui viennent, nous discuterons de notre orientation stratégique, nous étudierons des modifications à nos statuts et nous apprendrons les uns des autres tout en célébrant l’avenir.

Oui, j’ai bien dit « en célébrant l’avenir », parce que nous avons un très bel avenir devant nous.

Cet avenir est fondé sur tous les efforts que nous avons faits, collectivement, pour bâtir le SCFP. Et bien qu’il nous reste d’énormes défis à relever dans nos lieux de travail et dans nos collectivités, nous avons non seulement les ressources, mais aussi la détermination et l’esprit collectif qu’il nous faut pour vaincre.

Ainsi, à ce congrès, j’aimerais célébrer les progrès que nous avons accomplis, mais je veux aussi vous parler de l’orientation que Paul et moi voulons imprimer à notre organisation.

En tant que secrétaire-trésorier national, je dois, conformément aux statuts, vous présenter un rapport sur nos finances. Je sais que certains d’entre vous êtes très intéressés par ce rapport et que vous serez suspendus à mes lèvres.

D’autres, il faut bien l’admettre, trouvent les rapports financiers ennuyeux. Et c’est normal. Comme littérature, c’est un peu sec.

Fonds d’exploitation, recettes, surplus, déficits – ces mots n’inspirent pas de grands états d’âme. Ils peuvent même carrément nous endormir.

Ce ne sont pas des mots motivants, des mots comme « riposter », « défendre nos droits », « bâtir un monde meilleur ».

Mais je sais que vous appréciez l’importance de nos finances. Vous savez qu’elles sont le fondement même de nos actions et l’une des mesures de notre force.

Ainsi, dans le rapport financier que je vous présenterai à ce congrès, j’aimerais vous faire comprendre l’essentiel de cette démarche.

Suivez la piste de l’argent – elle dit tout.

Et c’est vrai. L’argent – d’où il vient, comment nous le dépensons et les possibilités qu’il offre – raconte l’histoire du SCFP.

Au début, je serai un peu répétitif. Mais je laisserai tomber certains détails que vous pourrez trouver dans mon rapport écrit dans le cahier intitulé « Les deux dernières années ».

Nos finances sont saines. Je l’affirme depuis quelques années déjà.

C’est notre deuxième congrès de suite où l’argent ne sera pas un enjeu majeur. Aucune demande de hausse de capitation ne vous est soumise et nous n’avons pas de crise à gérer ensemble.

Consœurs et confrères, nous avons vraiment le vent dans les voiles.

Et je crois que cette métaphore nautique est tout à fait indiquée. Nous faisons une traversée. Nous essuyons des orages et nous rencontrons des eaux turbulentes sur notre route. Nous faisons face à des forces très puissantes. Mais nous relevons ces défis ensemble, et c’est cela le plus important.

Alors « tout le monde sur le pont » d’un navire solide, stable et fiable.

Caisse nationale de grève

Le meilleur exemple de cela, c’est notre Caisse nationale de grève.

Ensemble, nous avons surmonté la crise de notre Caisse de grève.

Aujourd’hui, la Caisse de grève est très solide, avec un solde bancaire qui se situe autour de 30 millions de dollars.

Et cette solidité se maintient même si nous avons, cette année, versé plus de 10 millions de dollars en indemnités de grève.

Il y a quatre ans, les grèves que nous avons vécues cette année nous auraient jetés dans une crise. Et c’est bien ce qui est arrivé il y a quatre ans. Mais pas aujourd’hui.

Aujourd’hui, notre Caisse de grève peut nous appuyer.

Imaginez ce qui se serait passé à Vancouver si le maire Sam avait pensé que les indemnités de grève du SCFP étaient épuisées.

Mais inutile de nous attarder sur ce scénario – ce n’est pas ce qui se passe en ce moment.

Nos consœurs et confrères aux piquets de grève à Vancouver ont été vraiment solides!

Et pensez aussi à nos consœurs et confrères du Journal de Québec (maintenant MédiaMatin Québec). La semaine prochaine, il y aura six mois qu’ils sont en grève et en lock-out, contre un employeur qui ne pense qu’à briser le syndicat.

Ils se sont tenus debout devant cet employeur et leur force demeure intacte!

L’employeur sait, comme le sait la Ville de Vancouver, comme le savaient tous les autres employeurs que les membres du SCFP en grève sont appuyés par le plus grand, le plus déterminé et le plus puissant syndicat du Canada. Le Syndicat canadien de la fonction publique!

C’est cela le pouvoir de l’action collective. Une action possible car nous avons pris la décision collectivement de mettre nos dollars en commun afin d’accroître notre pouvoir et notre force.

Nous n’utilisons pas tous la Caisse nationale de grève, mais nous y cotisons tous et nous en profitons tous.

Suivez la piste de l’argent – elle raconte l’histoire.

L’histoire de la Caisse nationale de grève est celle du pouvoir de l’action collective.

Cette semaine, nous prendrons d’autres décisions collectives.

Et je crois que ces décisions augmenteront notre pouvoir et notre force.

Il y a environ un an, j’ai rédigé un historique de notre Caisse de grève que j’ai présenté au Conseil exécutif national. Je crois en effet qu’il est très important de comprendre notre passé pour mieux planifier notre avenir.

Peut-être que tout le monde ici n’est pas au courant – alors je vais vous le dire. Comme organisation, nous avons dû, non pas une fois, mais bien deux fois, cesser de verser des indemnités de grève à des membres aux piquets de grève – parce que notre Caisse de grève était vide. Nous aurions dû le faire une troisième fois, en 1999, mais nous avons plutôt décidé d’adopter un prélèvement additionnel, le « prélèvement de solidarité ».

En rédigeant cet historique, deux choses me sont apparues très clairement.

Un : dans toute l’histoire du SCFP, la Caisse sur laquelle nous comptons pour nous soutenir à la table de négociation n’a jamais été stable – jusqu’à maintenant.

Deux : les tensions sont constantes entre l’argent destiné aux campagnes et l’argent destiné aux négociations détenu dans une caisse de grève.

En fait, nous avons constaté, en faisant ce retour en arrière, que chaque fois que la Caisse de grève a servi à financer des campagnes, nous l’avons épuisée.

Ce n’est pas le moment de puiser dans la Caisse de grève.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas consacrer d’argent aux campagnes – bien au contraire!

La Caisse nationale de défense

L’importance des campagnes de lutte contre la privatisation, du travail avec des partenaires communautaires et de coalition et des batailles politiques n’a jamais été aussi évidente.

Il suffit de regarder le résultat des campagnes que nous menons.

En deux ans, nous avons empêché la privatisation de la station de traitement des eaux usées de Whistler, en Colombie-Britannique. Nous avons empêché la privatisation des services de soutien dans les foyers de soins infirmiers de Stellarton, en Nouvelle-Écosse, et de Corner Brook, à Terre-Neuve.

Nous avons fait annuler des décisions qui auraient mené à la privatisation de patinoires à Edmonton, de services de lecture de compteurs à Saskatoon, et avons mis fin aux services d’entretien privés des systèmes d’eau de Westmount, au Québec.

Et, en Ontario, la campagne que nous avons menée a obligé le gouvernement libéral de l’époque à annuler sa politique de PPP pour les hôpitaux.

Nos campagnes sont efficaces et elles sont une absolue nécessité pour nous – collectivement.

Parce que la privatisation ne disparaîtra pas.

En 1963, à notre congrès de fondation, Stan Little avait dit aux délégués que la privatisation était notre plus grande menace.

En 2003, dans son discours d’adieu comme présidente nationale, Judy Darcy nous avait dit que la privatisation resterait notre plus grande menace.

Et tout le monde ici le sait. Chaque jour, vous le constatez en lisant votre journal local et vous sentez le phénomène se rapprocher de votre lieu de travail.

La privatisation, sous toutes ses formes, est une mauvaise affaire pour les contribuables, pour les collectivités et pour les travailleurs. Pourtant, elle sévit toujours.

Nous nous mesurons à des entités commerciales très puissantes. Elles savent que la privatisation les enrichira – alors elles continuent de frapper à nos portes.

Leur pouvoir n’est pas limité à leurs entreprises. Il est aussi politique.

Elles ont un pouvoir politique au gouvernement fédéral et dans les législatures provinciales de tout le Canada. Elles ont même un pouvoir international – on peut le constater avec les accords commerciaux et les tentatives menées présentement pour assurer l’intégration continentale.

Et cela se reflète dans nos livres. Suivez la piste de l’argent – elle raconte l’histoire.

C’est dans notre Caisse nationale de défense que nous puisons les fonds nécessaires pour mettre en œuvre notre orientation stratégique et mener nos campagnes nationales et régionales, nos campagnes à frais partagés et nos campagnes de recrutement.

La Caisse nationale de défense raconte l’histoire du militantisme incessant au SCFP.

En 2001, collectivement, nous avons pris la décision de diviser notre Caisse de défense en deux afin de protéger nos indemnités de grève. Et, comme le montrent les rapports sur le solde de la Caisse, la stratégie a été efficace. Mais cette efficacité se manifeste d’abord et avant tout dans le pouvoir que nous avons acquis à la table des négociations et dans les victoires que nous remportons aux piquets de grève.

Ça, c’est la Caisse de grève. Mais le fractionnement a aussi eu des répercussions sur la Caisse de défense. Depuis 2001, 4 pour cent de nos revenus de capitation sont versés à la Caisse nationale de défense et, cette année, le budget qui nous sert à payer tout le travail que nous faisons se situait à près de 6,5 millions de dollars.

Toutefois, compte tenu des menaces qui planent au-dessus de nos têtes et de l’importance fondamentale de notre militantisme, le besoin d’argent pour mener des campagnes continue de croître.

Et la Caisse de défense est sous pression.

Depuis deux ans, nous avons consacré 1,3 million de dollars de notre Caisse nationale de défense à la lutte contre la privatisation.

En somme, cela représente plus de 40 pour cent du total de nos dépenses de campagne.

Nous pourrions continuer sur cette voie. Mais je crois qu’il est temps, aujourd’hui, de faire le bilan de toutes nos ressources et de lutter plus intelligemment. Et nous devons aussi alléger la pression sur la Caisse nationale de défense.

Ainsi, Paul et moi proposons une nouvelle initiative nationale qui nous permettra de lutter contre la privatisation sous toutes ses formes.

Une initiative nationale qui mettra à profit toute la puissance du SCFP – notre puissance locale, notre pouvoir dans les régions et notre force nationale – pour lutter contre la privatisation.

Nous pouvons faire cela, consœurs et confrères. Nous pouvons être encore plus forts contre cet assaut que nous l’avons été dans le passé.

Nous avons suffisamment de ressources pour y consacrer de 4 à 5 millions de dollars de la Caisse générale au cours des deux années qui viennent. Et ce sont 4 à 5 millions de dollars de plus que l’argent que nous puisons déjà dans notre Caisse nationale de défense.

Cette mesure contribuera à réduire la pression sur la Caisse nationale de défense – tout en nous permettant de nous engager pleinement à repousser cette terrible menace qui plane sur nos emplois et sur nos collectivités.

La Caisse générale

Vous vous demandez peut-être, compte tenu de ce que je viens de dire sur la pression que subit notre Caisse nationale de défense, où nous prendrons cet argent pour notre initiative de lutte à la privatisation.

Consœurs et confrères, comme vous le savez peut-être, nous avons trois caisses au SCFP. Notre Caisse générale nous permet de gérer nos activités quotidiennes. Elle paie les salaires, les frais de déplacement et autres du personnel. Elle paie nos bureaux, nos déplacements et notre Conseil exécutif national.

Les trois caisses sont distinctes et, comme je l’ai dit, elles servent des buts distincts. Mais toutes trois travaillent ensemble à assurer le bon fonctionnement du SCFP.

Et aujourd’hui, nous fonctionnons très bien – grâce à vous.

Nous avons grandi, nous avons accru nos services et nous avons réalisé d’importantes économies. En outre, nous avons apporté des changements structurels à nos activités afin d’élargir notre marge de manœuvre financière.

Je m’explique.

L’histoire de notre Caisse générale est celle d’un vaste éventail de sections locales, petites et grandes, riches et pauvres. Plus de 2 000 sections locales de différents secteurs, avec différentes exigences, différents effectifs et différentes réalités régionales.

Et nous partageons nos ressources de façon équitable. Pas de façon égale, mais de façon équitable.

Cent sections locales, qui représentent seulement 5 pour cent de nos sections locales, fournissent plus de 50 pour cent de nos revenus. Et les 19 plus grandes sections locales, qui représentent moins de 1 pour cent de nos sections locales au SCFP, fournissent 25 pour cent de nos revenus.

La répartition est très inégale, mais nos services ne le sont pas. Nous essayons de faire en sorte que chaque section locale du SCFP obtienne le même niveau de service.

C’est l’un des meilleurs exemples de notre solidarité et de notre pouvoir collectif.

Le budget de notre Caisse générale est passé de 122 millions de dollars en 2005 à 134 millions de dollars aujourd’hui.

Autrement dit, vous avez grandi. La croissance de nos revenus est le reflet de la croissance de notre effectif et des gains salariaux pour lesquels vous avez lutté.

Pour la quatrième année de suite, nos revenus de fin d’exercice ont dépassé nos prévisions budgétaires.

En 2005, les revenus de capitation dépassaient nos prévisions de 1 million de dollars. En 2006, ils les dépassaient de 4,5 millions de dollars.

Notre croissance nous donne aussi suffisamment de souplesse pour prendre des décisions financières qui nous renforcent encore plus.

Par exemple, notre politique d’achat plutôt que de location de bureaux.

Depuis notre dernière rencontre, nous avons acheté des bureaux à Cranbrook, en Colombie-Britannique; à Moncton, au Nouveau-Brunswick; et à Cornwall, en Ontario. Et nous avons pu le faire sans financement hypothécaire.

De même, nous avons pu augmenter la mise de fonds de notre nouveau bureau national à Ottawa et négocier un taux hypothécaire très bas. Nos coûts seront ainsi absolument sûrs jusqu’à ce nous ayons fini de payer l’édifice. Pas de surprises.

De plus, nous avons acheté cinq nouveaux bureaux depuis notre dernier congrès. Les bureaux de Regina et de Saskatoon ont été achetés en 2004 au coût combiné de 1,3 million de dollars. Aujourd’hui, ils valent plus de 2 millions de dollars!

Je vous ai dit à quel point les membres du SCFP sont fiers de posséder leurs propres bureaux et je vous ai parlé de la visibilité accrue qu’ils nous confèrent dans la collectivité. (mentionner sections locales 79, 416 et 38). Ce sont déjà d’importants avantages.

Mais en plus, nous avons augmenté notre avoir net. Je suis très fier de pouvoir dire que nous avons fait des calculs à mon bureau et que la situation est claire.

Depuis quelques années, nous avons économisé quelque 2 millions de dollars sur nos frais de location annuels.

Ce sont 2 millions de dollars que nous consacrerons aux services et à nos luttes.

Et depuis deux ans, nous avons économisé près de 1 million de dollars en frais de déplacement en concluant une entente avec Air Canada en vertu de laquelle nous achetons des laissez-passer pour les voyages que nous effectuons au pays. Je veux remercier Voyages WE pour leur aide.

Nous avons aussi fait d’autres économies. Au cours des deux dernières années, nous avons renégocié avec nos fournisseurs de télécommunications, d’ordinateurs et d’équipement et d’entretien des bureaux, ce qui nous a permis d’économiser plus de 1 million de dollars.

Toutes ces économies s’additionnent. Et nous avons plus d’argent pour bâtir notre syndicat, offrir des services à nos membres et agir collectivement sur la scène politique.

Parce que nous n’avons pas fait d’économies sur les services que nous offrons. Depuis 2005, nous avons créé 31 nouveaux postes au syndicat.

Nous n’avons pas réalisé nos économies sur le dos de nos priorités.

Nous avons transféré 2 millions de dollars de notre Caisse générale à notre Caisse de défense pour augmenter l’argent destiné aux campagnes locales et régionales.

Nous n’avons pas fait d’économies sur le dos de nos valeurs.

Nous sommes venus en aide aux victimes des désastres naturels qui ont sévi dans le monde entier – au Pakistan, en Indonésie, au Guatemala, à la Nouvelle-Orléans et ici, au pays, avec l’inondation qui a frappé Stephenville, à Terre-Neuve.

Nous avons accru notre force financière en période électorale en consacrant plus d’argent à la participation aux campagnes électorales provinciales, municipales et fédérales.

En effet, au cours de la dernière année, nous avons versé 500 000 $ de plus dans notre Caisse générale pour notre participation aux campagnes électorales.

Avant, ces activités étaient payées par la Caisse de défense. Mais en transférant les dépenses électorales à la Caisse générale, nous atteignons deux objectifs importants : nous reconnaissons que l’engagement électoral est fondamental dans notre travail et nous réduisons la pression sur la Caisse de défense.

Consœurs et confrères, nous avons économisé là où il était possible de le faire et nous avons dépensé là où il était nécessaire de le faire.

Suivez la piste de l’argent. Elle raconte l’histoire.

Aujourd’hui, nous avons la force financière voulue pour faire avancer nos priorités, dans le respect de nos valeurs et de notre engagement à l’égard de l’amélioration et de l’accroissement des services publics, de notre engagement à l’égard de l’équité et de notre engagement à l’égard de l’environnement.

Par exemple, notre nouveau bureau national à Ottawa utilise la technologie verte la plus récente. Notre conception d’accès facile comprend aussi des espaces verts durables, nous utiliserons moins d’eau dans nos salles de toilettes et moins d’énergie grâce à notre technologie en électricité et en chauffage et nous mettrons aussi en œuvre un plan d’entretien vert, en plus d’offrir une formation en écologie.

Nous avons aussi appliqué nos principes à la gestion de notre parc automobile. Cette année, nous sommes en mesure d’inclure une voiture écologique hybride dans les choix offerts aux membres de notre personnel. En effet, ils peuvent choisir une voiture qui combine l’essence à l’énergie électrique pour diminuer l’impact sur l’environnement.

Et ici, à notre congrès, nous avons tenté d’alléger l’empreinte écologique de plus de 2 000 personnes qui se réunissent dans un centre de congrès pendant toute une semaine. Nous vous avons fourni des stylos entièrement fabriqués de matériaux recyclables. Les documents du congrès sont imprimés sur du papier recyclé non blanchi écologique.

Vers l’avenir ensemble

Nous avons la marge de manœuvre financière pour faire tout cela et plus encore.

En ne sacrifiant rien de ce que nous faisons maintenant, nous avons l’argent pour mener à bien les initiatives d’orientation stratégique qui vous seront soumises.

J’ai déjà parlé des 4 à 5 millions de dollars dont nous avons besoin pour notre nouvelle initiative nationale en matière de lutte à la privatisation.

Vous avez ma parole que nous assurerons le financement de toutes les décisions qui seront prises au congrès.

Et, dans les prochains jours, nous débattrons du rapport final et des recommandations de notre Groupe de travail national sur la participation des femmes.

Consœurs et confrères, les recommandations du Groupe de travail national sur la participation des femmes sont le résultat de la consultation la plus vaste et la plus approfondie jamais entreprise par notre syndicat.

Cet exercice a exigé 18 mois de travail très intense. Je tiens à remercier les membres du Groupe de travail d’avoir accepté d’entreprendre cette tâche et de s’en être si bien acquitté.

Ces 32 femmes et membres du personnel ont fait leur travail avec passion et engagement.

Et grâce à ce travail, nous avons une liste de 54 recommandations qui nous permettront d’éliminer les barrières à la participation des femmes aux activités de notre syndicat.

Je crois que ces initiatives nous feront avancer et renforceront notre syndicat.

Car il faut bien l’avouer, consœurs et confrères, la pleine diversité de nos membres n’est pas représentée à la direction de notre syndicat, et ce à toutes les instances.

Nous avons demandé aux femmes du SCFP pourquoi elles n’étaient pas mieux représentées au SCFP. Leurs réponses forment la base des recommandations dont nous débattrons cette semaine.

Les membres du Groupe de travail nous ont aussi dit que nous devions poursuivre ce travail. Notre syndicat doit être plus accueillant pour tous les groupes en quête d’égalité et nous devons accroître la diversité à la direction de nos instances.

Ainsi, je veux vous dire aujourd’hui – très directement – que nous devons avoir un débat en profondeur et que nous devons débattre uniquement du bien-fondé des recommandations.

Vous pouvez mettre de côté les préoccupations financières que pourraient soulever ces recommandations.

Nous avons la force financière voulue pour mettre en œuvre toutes les recommandations, y compris celles qui portent sur l’augmentation de la taille du Conseil exécutif national et du nombre de dirigeants nationaux.

Et nous avons la force financière voulue pour poursuivre ce travail dans l’avenir et promouvoir l’égalité au sein du SCFP.

Conclusion

Nous pouvons être fiers de notre histoire, consœurs et confrères. En puisant dans les leçons du passé, nous pouvons envisager avec encore plus de confiance notre avenir. Et nous avons un bel avenir devant nous.

Comme je l’ai dit, cette semaine, nous avons de nombreuses raisons de célébrer. De 1963, quand certains d’entre nous n’avaient même pas le droit de négocier dans le secteur public, jusqu’à aujourd’hui.

Si le SEH peut remporter aujourd’hui une victoire devant la Cour suprême du Canada, cela veut dire que chaque syndicat a le droit fondamental d’exister.

Quand on y pense, nous avons fait un bon bout de chemin en 44 ans.

Nos progrès sont dus à notre détermination collective, à notre pouvoir collectif et, surtout, à notre solidarité.

Et si nous poursuivons notre chemin avec la même solide détermination, nous franchirons de nouvelles étapes.

Des étapes comme l’édification d’un syndicat totalement ouvert à tous.

Des étapes comme l’éradication de la pauvreté et du racisme.

Des étapes comme la paix dans le monde et la fin absolue de la privatisation.

Nous pouvons rêver. Et je vous affirme que nous pouvons rêver à de grandes choses. Nous avons le pouvoir que nous confèrent nos finances et, surtout, nous avons le pouvoir que nous confèrent nos membres.

Enfin, je vous dis merci à vous. C’est votre engagement envers le SCFP et les uns envers les autres qui rendent ce syndicat si exceptionnel.

En terminant, j’aimerais prendre quelques instants pour remercier certaines personnes très importantes.

Des personnes qui travaillent avec moi et qui ont immensément contribué au bilan que j’ai pu vous présenter aujourd’hui.

En particulier, Randy Sykes, notre directeur général des finances et de l’administration. Randy est entré au SCFP en 1972 comme associé à la recherche et son apport au syndicat est l’un des plus constants et des plus positifs de tous les membres du personnel.

Randy a travaillé aux côtés de Jeff Rose et de Judy Darcy et je suis reconnaissant d’avoir pu, au cours des six dernières années, travailler moi aussi avec lui.

Randy est responsable de beaucoup des améliorations financières que nous avons apportées à notre organisation. C’est lui qui assure la gestion quotidienne de notre budget et qui trouve les économies.

Malheureusement, Randy nous quitte. Il prend une retraite très méritée. Je lui souhaite bonne chance dans ce nouveau chapitre de sa vie et je le remercie du fond du cœur.

Je tiens également à remercier tout spécialement Pam Beattie, adjointe exécutive à mon bureau depuis 2004. Pam change aussi de vie, mais pas pour prendre sa retraite. Elle veut plutôt travailler au Manitoba pour être plus près de son partenaire. Vous avez bien de la chance, au Manitoba, de retrouver Pam maintenant! Mais même si je suis peiné de la voir partir, je sais que c’est là qu’elle doit être, avec ceux qu’elle aime. Merci, Pam, pour tout ce que tu as fait. Tu as laissé ta marque et tu nous manqueras beaucoup.

Et finalement, Michael Butler. Vous savez que Michael adore Ottawa (NON!) Sérieusement, Michael a reçu une offre qui lui permet de rentrer chez lui. Il ne quitte pas le SCFP – mais il s’en va relever de nouveaux défis au SCFP dans son Québec adoré. Je te remercie Michael. Tu as été ici avec moi depuis le début, j’ai compté sur toi et sur ton travail inlassable, ton efficacité et ton jugement. Tout comme Randy, Michael nous a aidés à passer à travers bien des moments difficiles.

Je m’arrête un instant ici, consœurs et confrères. C’est émouvant pour moi de remercier les membres de mon personnel devant vous. Nous avons eu une équipe hors pair et nous avons eu beaucoup de plaisir. Mais vous devez savoir ce que ces trois-là ont fait pour vous.

Je veux aussi remercier tous les autres membres de mon personnel. Line Deschamps, Monique Bélair, Paulette Charbonneau et Julie Veit.

Et je ne peux pas oublier les personnes qui m’aident à assumer les tâches financières du SCFP. Tammy Greaves, notre chef comptable, Phyllis Bourque, à la capitation, et Susan Douglas, à la comptabilité.

Merci pour votre travail et pour votre soutien.

Je remercie également les membres du Conseil exécutif national. Ensemble, nous avons travaillé fort depuis deux ans. Cela n’a pas toujours été facile. Nous avons dû prendre des décisions parfois difficiles. Mais je crois que nous avons bien fait notre travail et que nous avons pris les bonnes décisions.

Et Paul. Consœurs et confrères, vous avez un formidable président national. Paul Moist est un grand syndicaliste, qui se dévoue corps et âme à la cause des membres. Merci, Paul, de nous diriger et de nous appuyer.

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