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Ils ont peut-être perdu une bataille, mais les membres de la section locale 391 du SCFP (Bibliothèque publique de Vancouver – VPL) étaient bien décidés à ne pas perdre la guerre même si le conseil de la bibliothèque a rejeté par une faible marge, le 30 mai 2007, une motion visant à sauver l’atelier de reliure de la VPL.


L’assemblée au cours de laquelle le vote a eu lieu avait attiré plus de 150 défenseurs de l’atelier de reliure et des services précieux fournis par ses travailleurs depuis plus de 80 ans. La section locale 391 du SCFP a présenté un mémoire au conseil, accompagné d’une pétition de plus de 1 000 signatures. La couverture médiatique sur le vote remettait en question la sagesse d’une décision qui entraînerait la fermeture du seul atelier de reliure interne d’une bibliothèque au Canada pour sous-traiter ses services à un entrepreneur privé.

« L’atelier de reliure fait partie intégrante des services techniques, a déclaré Alex Youngberg, président de la section locale 391 du SCFP. Il permet aux bibliothécaires de commander des éditions moins chères en sachant qu’ils peuvent renforcer les livres et les faire durer cinq fois plus longtemps. L’atelier répare et préserve la mémoire précieuse de nos nombreuses cultures. »
Une importante modification prévoyait qu’aucun licenciement ne résulterait de la fermeture de l’atelier. Le conseil a demandé à la direction de la bibliothèque de travailler avec la section locale 391 pour replacer les 5,8 postes touchés dans le système de la VPL « à des salaires comparables ». Mais Alex Youngberg a souligné que le conseil n’avait même pas envisagé d’autres possibilités pour garder l’atelier de reliure ouvert.

Après le vote, les membres de la section locale 391 ont porté des macarons noirs au travail pour protester contre la décision du conseil et le syndicat a rencontré la direction pour discuter de solutions de rechange à la fermeture de l’atelier.

Le grand public était invité à signer la pétition en ligne de la section locale et à envoyer une lettre au maire Sam Sullivan et aux conseillers municipaux. Et Alex Youngberg préparait une contre-proposition détaillée qui examinait la possibilité de déménager l’atelier dans un édifice patrimonial de l’est de la ville.