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1.  Aujourd’hui, les dirigeants ont annoncé qu’ils devaient assister à une réunion de la coalition des syndicats du secteur public (17 syndicats en tout). La grève est réglée et il y aura un vote sur l’entente.

2.   Les délégués internationaux ont été invités à dire quelques mots aujourd’hui. Les messages de solidarité envoyés par les syndicats au cours des dernières semaines (dont le SCFP) ont été lus et ont suscité une réaction enthousiaste de la part des délégués. Nous ne devons jamais sous-estimer l’impact de ces expressions de solidarité. Elles sont vraiment appréciées. Pour ma part, j’ai parlé de nos relations avec le NEHAWU, qui remontent à 1988, l’année de sa fondation. J’ai offert au président un drapeau du SCFP, qui a fait sensation. J’ai aussi remis une affiche laminée du GTNPF en lisant le slogan « les femmes, une force du syndicat ». J’ai aussi eu beaucoup de succès avec cette phrase, car le NEHAWU accorde une grande importance à la représentation des femmes. J’ai dit aux délégués que leur méthode de négociation par coalition était particulièrement intéressante et que nous pouvions certainement nous en inspirer au Canada.

Enfin, je les ai officiellement invités à envoyer deux délégués à notre congrès national cet automne, une invitation qu’ils ont acceptée avec enthousiasme.

3.   L’événement marquant de la journée a été le discours du vice-président de l’ANC, Jacob Zuma. On dit qu’il serait candidat à la présidence, bien qu’il soit un personnage politique controversé. Les délégués du NEHAWU lui ont réservé un accueil chaleureux et il est clair qu’ils sont d’ardents sympathisants de Zuma. Il a souligné l’importance de la coalition ANCCOSATUSACP. Il a aussi longuement parlé de la grève dans le secteur public et s’est dit soulagé qu’elle soit terminée. Il a décrit la première décennie du régime de l’ANC comme une lune de miel, mais a soutenu que la deuxième décennie, qui en est presque à la moitié, est critique pour leur mouvement post-apartheid. Il a aussi mentionné le rôle inhérent que doivent jouer les syndicats dans le façonnement d’une Afrique du Sud démocratique. Il a incité le mouvement syndical à demeurer actif au sein de l’alliance de l’ANC, car sa présence y est essentielle.

Jacob Zuma a amorcé le débat sur la succession du président Mbeki en soutenant que la limite constitutionnelle de deux mandats lui interdit de demeurer leader de l’ANC après 2009. La question fait l’objet de reportages quotidiens dans les médias et il semble que le plan de succession pour 2009 soit un débat ouvert avec beaucoup de jeux de coulisses.

Le discours de Jacob Zuma a été fascinant, d’une précision presque chirurgicale sur la question du leadership. Il a aussi parlé du rôle clé que doit jouer le mouvement syndical dans l’éradication de la pauvreté et de la pandémie de sida en Afrique du Sud.

Après son discours, il a entraîné la foule dans des chants et des danses que je ne peux qualifier que de frénétiques. Dieu merci, ce n’est pas une tradition canadienne! C’était un spectacle incroyable et je n’ai pas de mots pour le décrire.

4.   Les délégués ont passé une bonne partie de la journée en ateliers, qu’ils appellent des « commissions ». La soirée a été consacrée à la célébration du 20e anniversaire du syndicat.

5.   J’ai enfin appris ce que sont des « robots » en Afrique du Sud. Depuis quelques jours, j’entends le chauffeur de notre camionnette parler de tourner à droite ou à gauche au prochain robot, mais je ne pouvais jamais les voir. Il s’avère que ce sont tout simplement des feux de circulation. Personne ne peut expliquer l’apparition de ce mot, mais tout le monde l’emploie. (Désormais, je devrai dire au confrère René Fortin d’arrêter à tous les « robots » rouges, ce qu’il oublie parfois de faire!).

Je présenterai plus tard un rapport final, car le congrès prend fin aujourd’hui. Ce fut une semaine vraiment extraordinaire.

En toute solidarité,

Paul