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La Journée internationale des femmes devrait être une célébration. Malheureusement, cette année, les Canadiens – et les Canadiennes en particulier – n’ont pas le cœur à la fête lorsqu’il est question des droits de la personne au Canada.

Claude et moi nous joignons aux 560 000 membres du SCFP et à d’autres pour demander à Stephen Harper de respecter la promesse qu’il a faite en janvier 2006 d’« appuyer les droits des femmes » et de « respecter les obligations internationales [du Canada] en matière d’égalité des femmes ».

Les membres du SCFP et tous les Canadiens ne sont que trop conscients des injustices infligées par Stephen Harper et par son gouvernement fédéral conservateur aux droits des femmes. Les programmes que ce gouvernement a éliminés avaient été soutenus par les gouvernements canadiens précédents, ou étaient sur le point de connaître d’importantes améliorations, financières ou autres. L’élection des conservateurs a freiné tout progrès à ce chapitre.

Les garderies, l’alphabétisation, le programme de contestation judiciaire et Condition féminine Canada sont menacés comme jamais depuis les trente dernières années.

Bev Oda, nommée par M. Harper au poste de ministre de la Condition féminine, a clairement affirmé qu’à son avis, cet organisme ne devrait même pas exister. En conséquence, le gouvernement a ordonné la fermeture de 12 des 16 bureaux de Condition féminine dans l’ensemble du pays.

Avec ces fermetures, des programmes de soutien communautaire qui aident les femmes depuis des années perdront des millions de dollars. La fin du financement fédéral accordé aux garderies a entraîné des compressions dévastatrices pour les provinces au cours des derniers mois. Les familles sont encore sous le choc et les listes d’attente pour les services de garde à l’enfance se sont encore allongées.

Des 560 000 membres du SCFP, plus de la moitié sont des femmes. Le SCFP en est fier et le syndicat s’efforce de garantir et de protéger les droits de nos membres en faisant pression sur les employeurs et sur les gouvernements pour qu’ils mettent en pratique les principes d’égalité.

Les Canadiennes méritent mieux et notre gouvernement peut faire mieux. Nous demandons à toutes les parties d’exercer d’immenses pressions sur les conservateurs pour qu’ils annulent les compressions annoncées et rouvrent les bureaux de Condition féminine, mais aussi pour qu’ils rétablissent l’équité salariale en tant que politique gouvernementale et financent le programme de garderies universel tant attendu.

Le SCFP veut aussi attirer l’attention sur les enjeux de solidarité avec les femmes du monde entier. L’Internationale des services publics souligne l’importance de l’accès à une eau limpide et salubre pour réaliser des droits des femmes à l’échelle internationale. De plus, pour souligner la JIF 2007, la leader autochtone bolivienne Alejandrina Ibanez se rendra à l’Île-du-Prince-Édouard pour discuter de l’importance de la solidarité internationale entre femmes. « Le SCFP participe également, avec Oxfam Canada, à une campagne visant à inciter le gouvernement canadien à respecter ses engagements en matière d’abolition de la pauvreté et de promotion des droits de la personne par le développement de services publics dans les pays du Sud. »

Plusieurs sites Web ont été créés pour appuyer la solidarité avec nos consœurs du monde entier.

Nous invitons tous les membres du SCFP à s’informer et à soutenir les droits des femmes chaque jour, en commençant par le 8 mars 2007.

Le président national,
PAUL MOIST

Le secrétaire-trésorier national,
CLAUDE GÉNÉREUX