Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

Ne dites jamais que les privatiseurs ne peuvent pas travailler sous pression. La journée de l’ouverture de la conférence du Conseil canadien pour les partenariats public-privé (CCPPP), des communiqués de presse annonçaient la publication de deux rapports vantant les mérites des PPP, en plus des conclusions du propre sondage du CCPPP.

La contribution des consultants Ernst & Young était intitulée « Les défis du marché canadien des PPP ». Le rapport demandait leur avis aux « chefs de file en partenariats public-privé », qui se disent optimistes que « le Canada puisse avoir un marché des PPP durable d’ici cinq ans ». Pour les participants, la santé et le transport sont les secteurs les plus prometteurs pour le développement des PPP.

La liste des personnes interviewées pour le rapport était un mélange prévisible de privatiseurs et de ceux qui facilitent la privatisation, incluant des représentants du CCPPP, de la caisse de retraite Borealis, des privatiseurs de l’eau CH2M Hill et des agences de PPP financées par le gouvernement en Colombie-Britannique, au Québec et en Ontario.

Les participants au sondage insistaient sur l’importance de « mieux gérer les projets » et d’un processus uniformisé dans l’ensemble du pays pour les soumissions et la négociation des ententes.

Le rapport contenait quelques points encourageants, que les répondants qualifiaient de « questions clés ». En Ontario, les PPP sont vulnérables aux changements politiques, même si les élus et les fonctionnaires y sont favorables. Certains répondants soulignaient également que si le Canada ne voit pas à ses affaires, nous perdrons notre « marché » aux mains des États-Unis, où les PPP se répandent rapidement.

L’autre rapport, rédigé par COMPAS, sondait des chefs de file d’entreprises qui semblaient contredire certains de leurs collègues du rapport d’Ernst & Young. Ces p.-d.-g. et « chefs de file du monde des affaires » soutenaient que les métros et les « établissements de santé, comme les hôpitaux, et les installations de traitement des eaux » n’étaient pas des cibles à considérer pour les PPP, même si ces secteurs avaient besoin d’investissements.

Pour le groupe de répondants du sondage COMPAS, les résidences pour personnes âgées – qui peuvent compter sur une source garantie de revenu à faible risque – les ports de mer, les installations de loisirs et les centrales au charbon ou nucléaires sont les projets de PPP à privilégier.

Comme le disait un p.-d.-g. anonyme de l’Alberta « les partenariats public-privé sont mal définis et mal compris. Il s’agit davantage d’un mot à la mode que d’une politique. La pertinence du projet dépend de l’entente particulière. »