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Les auxiliaires d’enseignement de l’Université McMaster d’Hamilton, qui viennent d’appuyer à 81 % le recours à la grève, ont reçu un appui de taille. Réunis à Montréal et venus de tous les régions du Canada, les délégations syndicales du secteur universitaire du SCFP ont signifié leur appui total à la cause de leurs collègues d’Hamilton. Représentant plus de 70,000 employés des universités, ils ont aussi promis de demander à leurs membres d’appuyer financièrement la lutte qui se prépare à McMaster.

Rappelons que du 12 au 14 octobre, la toute première rencontre pancanadienne du secteur universitaire du SCFP a permis aux participants d’échanger avec plusieurs conférenciers prestigieux, certains venus d’aussi loin que la France et les États-Unis.

« Je suis fier que le SCFP a décidé de tenir cette première réunion nationale sur les enjeux affectant nos membres et les étudiants », a pour sa part déclaré Paul Moist au terme de cette rencontre de trois jours.

La rencontre avait commencé en soirée jeudi. C’est le secrétaire-trésorier national, Claude Généreux, qui avait alors lancé les travaux par la présentation de Bruno Julliard, président de l’Union nationale des étudiants français (UNEF). Dans son allocution, le leader étudiant a souligné que le victoire lors la crise des contrats première embauche (CPE) en France l’an dernier, reposait sur la solidarité et la confiance établies entre étudiants, salariés et professeurs.

Samedi, les discussions ont porté sur les négociations et la syndicalisation. Présidé par Doug Sprenger (Université de Victoria), le panel composé de Connie Credico, Janice Folk-Dawson et Michel Ducharme, respectivement de Colomie Britannique, d’Ontario et du Québec, a permis d’aborder plusieurs dossiers récents de négociation du secteur universitaire. En après-midi, la militante et professeure à l’Université Harvard, Elaine Bernard et Patricia Chong de la section locale 3906 (McMaster) ont souligné toute l’importance de la syndicalisation sur nos campus en cette ère où les privatisations affectent de plus en plus les universités.

En fin de journée vendredi, un caucus impromptu de plusieurs dizaines de personnes permis d’échanger sur la nécessité de raffiner nos moyens de communication afin de permettre de mieux informer nos membres sur la réalité postsecondaire d’une région à l’autre du pays.

Samedi matin, c’est la question du financement des institutions universitaires qui a retenu l’attention. Erica Shaker, du Centre canadien de politiques alternatives, a dressé un triste portrait de la situation canadienne, entre autres au chapitre de l’endettement étudiant. À cet égard, les nouvelles étaient un peu mieux du côté du Québec, mais la situation globale reste très inquiétante, comme l’a souligné Luc Dupuy, de la section 1244 (UQAM).

La session s’est terminée par un forum sur la privatisation et la présence des grandes compagnies sur les campus. un phénomène maintenant nord-américain. Joel Westheimer, citoyen américain enseignant présentement à l’Université d’Ottawa, Eria Shaker et Steve Storch de la section 3799 (UNBC, University of Northern British Columbia) ont partagé leurs réflexions sur ce thème à l’occasion d’un panel dirigé par Morna Ballantyne.