Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

Le SCFP au Forum syndical sur le VIH/SIDA

Le Congrès international sur le SIDA qui avait lieu à Toronto cette semaine a aussi attiré des représentants du mouvement syndical de douzaines de pays qui ont pris part à un forum précédant le congrès. Le SCFP était un participant important de ce forum, sa délégation comprenait des travailleurs de première ligne en éducation et en soins de VIH/SIDA, ainsi que des militants du Comité national du triangle rose et des comités de solidarité internationale du SCFP.

Ce forum qui se tenait sous l’égide du CTC a attiré tout l’annuaire des personnalités du monde syndical d’Afrique, d’Europe, d’Asie du Sud-Est, d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient ainsi que du Canada et des États-Unis. Ils ont partagé leurs expériences acquises sur place, leurs perceptions et leurs stratégies dans le cadre de la lutte commune contre la propagation de la maladie qui a tué plus de 25 millions de personnes dans le monde, en plus d’en contaminer des dizaines de millions d’autres.

« C’était à la fois fascinant et décourageant, a dit Fred Hahn, secrétaire-trésorier du SCFP-Ontario et président du panel portant sur la politique et la défense. Le fait que les centrales syndicales et les syndicats nationaux ne semblent pas prendre véritablement au sérieux le travail qui doit être fait dans le dossier du VIH/SIDA a engendré beaucoup de frustration. »

M. Hahn croit que le langage que nous utilisons et la façon dont nous parlons du SIDA ont de l’importance. « Il ne s’agit pas des gens atteints du SIDA là-bas et de nous ici dans nos syndicats, a dit M. Hahn. Nous sommes tous touchés par la maladie. »

« Parce que nous avons la preuve que le taux d’infection au VIH est en hausse partout, je crois qu’il serait important de mettre l’accent sur le VIH/SIDA lors du Forum sur l’égalité qui aura lieu dans le cadre du Congrès de 2007, a dit Gerry Lavallée, un membre de la composante d’Air Canada du SCFP. Il serait souhaitable que le Groupe de travail des femmes, le Comité national du triangle rose, le Conseil autochtone national, le Comité arc-en-ciel et les autres interlocuteurs puissent avoir une franche discussion avec les autres membres du SCFP sur le VIH/SIDA, les pratiques sexuelles sécuritaires, le travail du sexe, l’éducation et les droits de la personne. »

« Cette maladie ne touche pas que les Africains et les hommes gais, comme plusieurs le croient encore, a dit Katherine Nastovski, présidente du Comité de solidarité internationale du SCFP-Ontario. C’est un problème persistant ici au Canada, particulièrement chez les femmes autochtones et les gens de couleur. »

Les délégués du SCFP ont fait part de leur inquiétude devant les compressions au financement et aux programmes qui menacent les sites d’injection sécuritaire à Vancouver et les programmes d’échange de seringues dans l’ensemble du pays.

« Nous avons plusieurs membres oeuvrant dans ce domaine qui sont en première ligne pour effectuer du travail d’éducation, de prévention et de soutien dans les collectivités, tout comme moi », a dit Julia Barnett, une membre de la section locale 79 du SCFP qui travaille en santé publique et qui est une experte en matière d’éducation et de formation en prévention et en soins du VIH/SIDA.

« On doit mieux tenir compte de notre expertise. À l’interne, il nous faut une meilleure coordination et des communications améliorées, a dit Mme Barnett. Nous avons la capacité d’éduquer nos membres et le public et de faire le lien entre des services publics forts, la privatisation, la lutte à la pauvreté, la lutte au VIH/SIDA et la santé et le bien-être de nos membres et de nos collectivités. »

Les délégués ont clairement fait savoir que le travail de solidarité des syndicats en matière de VIH/SIDA ne pouvait être improvisé. La planification est essentielle. Nos relations doivent être cohérentes. Les initiatives syndicales exigent de la recherche, des politiques, du plaidoyer, de l’éducation et de la formation, tant ici que dans les pays en développement.

La vice-présidente du Congrès du travail du Canada, Marie Clarke Walker, une membre du SCFP, a présidé le panel sur la solidarité internationale. « Il est impératif qu’à titre de mouvement syndical nous abordions le problème du VIH/SIDA et que nous mettions au point des stratégies de lutte de façon holistique et globale », a dit Mme Clarke Walker

Le secrétaire-trésorier du CTC, Hassan Yussuff, s’est engagé à tripler le Fonds CTC SIDA en trois ans afin de rendre possible la création d’un réseau syndical international VIH/SIDA.

S’il y a un message principal à tirer du forum, c’est que ce sont les femmes qui portent l’essentiel du fardeau de la maladie. Ce sont elles qui s’occupent des malades, des mourants et des membres survivants des familles, en plus d’être les plus touchées par la maladie. L’égalité des sexes est une étape essentielle pour remporter cette bataille. Ce message a aussi été transmis par l’envoyé spécial des Nations Unies pour le VIH/SIDA en Afrique, Stephen Lewis, qui était présent à la réception d’ouverture du forum.

Les délégués du SCFP ont été parmi les nombreuses personnes qui ont déploré l’absence du premier ministre Stephen Harper à cet événement.

« Nous ne pouvons imaginer d’enjeu mondial nécessitant plus votre présence à titre de premier ministre du Canada qu’une conférence consacrée à une maladie qui, jusqu’à maintenant, a tué plus de 25 millions de personnes », a écrit le président national, Paul Moist, dans une lettre adressée à M. Harper.

« Les délégués, les journalistes et les Canadiens se demandent maintenant quel est le message que vous tentez de livrer en refusant de participer à cet important rassemblement international qui a lieu chez-nous. »

Un sondage en ligne sur les femmes au sein du syndicat est prêt

Le groupe de travail national sur les femmes demande l’aide des membres afin d’identifier les obstacles qui font en sorte qu’il est plus difficile pour les femmes de participer aux activités du SCFP et d’y occuper des postes de direction.

Le groupe de travail a lancé un sondage auprès des membres qu’il est possible de trouver en se rendant sur le site www.scfp.ca. Le sondage comporte des questions portant sur les expériences individuelles au sein du syndicat et il demande l’opinion des membres sur les façons dont le SCFP peut améliorer ses interventions dans le dossier de l’égalité des femmes en milieu de travail.

Le sondage s’adresse à tous les membres du SCFP, tant aux femmes qu’aux hommes. La date limite pour compléter le questionnaire est le 10 novembre 2006.

Le SCFP est composé aux deux tiers de femmes et pourtant, les femmes y sont sous représentées aux postes de direction, tant au national que dans les divisions provinciales et les grandes sections locales. Les délégués au congrès de 2005 ont adopté une résolution demandant au Groupe national de travail sur les femmes de mener une recherche sur les enjeux auxquels sont confrontés les membres féminins du SCFP.

Le sondage en ligne est une des façons de joindre les membres et de leur demander leur point de vue. Les membres du groupe de travail font aussi des entrevues personnelles plus en profondeur dans les régions et ils distribueront des questionnaires imprimés.

Les résultats de ce sondage seront rendus publics dans le cadre d’un rapport et tous les membres du SCFP y auront accès.

Le SCFP-Ontario remporte une bataille contre les gestionnaires de fonds de OMERS

Lorsque le SCFP-Ontario a intenté une poursuite contre le Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS), il y a deux ans, OMERS a rétorqué que les allégations du syndicat « ne reflétaient en rien la vérité ».

Toutefois, dans une décision rendue le 16 août, le juge Ground de la Cour supérieure de l’Ontario s’est rendu aux arguments du SCFP-Ontario. Les membres ont le droit de savoir où l’argent de leur régime de retraite est investi et de plus, les membres ont le droit de savoir si les gestionnaires de fonds s’enrichissent indûment en imposant des frais déraisonnables.

« Le SCFP-Ontario a levé le voile de secret qui entourait les pratiques de OMERS en matière d’investissements et il pourrait très bien avoir établi un précédent pour tous les membres d’un régime de retraite de la province, a déclaré Sid Ryan, le président du SCFP-Ontario. À la lumière de la décision du juge Ground, il est évident que notre décision de poursuivre était la bonne. »

OMERS affirmait aussi que la poursuite occasionnerait un gaspillage des ressources du régime de retraite en raison des frais judiciaires que OMERS allait devoir engager pour se défendre contre une poursuite non fondée. Dans sa décision, le juge Ground est plutôt arrivé à la conclusion que la cause était suffisamment fondée pour être entendue en justice.

Ce sont les transactions de OMERS avec la firme de gestion Borealis qui ont mené au dépôt de la poursuite. Le point de départ a été le versement présumé de plus de 100 millions de dollars en frais de résiliation et frais annuels sur une période de 19 mois, ainsi que des paiements totalisant environ 10,5 millions de dollars à trois hauts dirigeants pour avoir confié à l’externe la gestion des biens immobiliers de OMERS et l’avoir ensuite ramenée à l’interne.

Les transactions Borealis qui ont principalement préoccupé le SCFP-Ontario ont été une série de décisions qui ont mené, en juin 2002, à la vente, par le conseil d’administration de OMERS, des actifs de la Société immobilière OMERS à Borealis pour la somme de 11 millions de dollars.

La Commission des services financiers de l’Ontario (CSFO) a aussi pris le dossier Borealis très au sérieux. En 2004, elle a lancé une enquête dans le cadre de laquelle elle a établi des bureaux temporaires au siège social de OMERS afin d’avoir un accès direct aux montagnes de documents qu’elle doit analyser afin de compléter son enquête. Le rapport de la CSFO doit être rendu public en décembre.

Le SCFP-Ontario réclame le remboursement de tous les gains inappropriés empochés par les représentants de OMERS et le remboursement de la plus grande partie possible des pertes encourues par OMERS. La cause doit être entendue par un tribunal et les allégations doivent être prouvées en cour.

Le syndicat songe à aller en appel de certains points du jugement Ground et demandera des éclaircissements sur certains autres points. Certaines allégations touchant des défendeurs individuels et Borealis ont été rejetées.

Une bonne première convention collective pour les membres de Sooke en Colombie-Britannique

Le district de Sooke en Colombie-Britannique et son personnel membre du SCFP ont négocié une première convention collective solide qui permettra aux employés d’obtenir une rémunération et des conditions de travail plus conformes à ce qui se pratique ailleurs en région.

Les employés de Sooke, qui ont joint les rangs de la section locale 374 du SCFP en mai 2006, ont obtenu des ajustements pour parité salariale de 7,5 % en 2006 et de 5,8 % en 2007, en plus d’une augmentation générale de 4 % en 2008.

« Pour les employés de Sooke, cette entente permet un bon rattrapage par rapport aux employés syndiqués des gouvernements locaux de la région », dit Justin Schmid, le président de la section locale 374 du SCFP. Le district est maintenant le meneur chez les employeurs civiques de la région grâce à une augmentation de 15 % en guise de substitution d’avantages sociaux pour les employés occasionnels.

Le contrat assure la stabilité tant pour le district que le personnel jusqu’à la fin de 2008 et il donne aux employés l’assurance d’être protégés contre la discrimination et le harcèlement en milieu de travail. Les membres se sont prononcés pour l’acceptation de l’entente le 8 août, après deux mois de négociation.

La section locale 374 représente 13 travailleurs municipaux à Sooke. Ils travaillent en planification, en application des règlements, en ingénierie, en inspection des bâtiments, au service des finances et au service du développement. Ils sont aussi le greffier adjoint et le trésorier adjoint. Au total, la section locale compte 1 500 membres travaillant dans plusieurs municipalités de la région de Victoria.

Les négociations à Peace River piétinent à la veille de la rentrée

Les travailleurs de soutien des écoles de Peace River en Alberta font monter la pression sur le conseil scolaire local afin de régler le dossier des salaires et avantages sociaux avant la rentrée scolaire.

La section locale 9857 du SCFP représente les adjoints à l’enseignement, les chefs de bureau, les secrétaires, les spécialistes de l’information et le personnel de l’entretien. Ils sont sans contrat de travail depuis plus d’un an.

Les négociations sont dans l’impasse parce que le conseil refuse de réviser sa position sur les salaires. En moyenne, les travailleurs gagnent 2 $ l’heure de moins que leurs collègues des autres conseils scolaires de la région. Les salaires versés à Peace River ne suivent pas ceux qui sont payés dans les autres divisions scolaires du Nord de l’Alberta et on ne parle pas du secteur privé.

L’économie florissante et l’augmentation vertigineuse des prix font en sorte que le taux de roulement du personnel de soutien des écoles est extrêmement élevé. Les écoles font face à une pénurie réelle de main d’œuvre.

« Le SCFP ne fait que demander la parité, afin que les écoles soient en mesure de recruter le personnel nécessaire pour accomplir ces tâches très importantes », dit la présidente de la section locale 9857 du SCFP, Carmen Geisser-Smith.

La section locale organise un BBQ le 19 août afin de stimuler une prise de conscience et susciter des appuis.

Les travailleurs de Saint-Félix-de-Valois dénoncent l’impasse dans les négociations

Les travailleurs municipaux de Saint-Félix-de-Valois au Québec ont manifesté à l’extérieur pendant une réunion du conseil municipal afin de faire connaître leur inquiétude devant l’absence de progrès dans les négociations.

Les dix membres de la section locale 4446 du SCFP sont sans contrat de travail depuis décembre 2004 et ils veulent faire pression sur la municipalité pour faire avancer les négociations. Les points en litige sont les salaires et les remplacements. Les deux parties discutent avec l’aide d’un médiateur. La prochaine rencontre est prévue pour le 13 septembre.

Des travailleurs municipaux des villes voisines se sont joints aux manifestants pour démontrer leur solidarité. Lucie Clément, la conseillère syndicale régionale de la FTQ était aussi sur place pour soutenir les travailleurs.