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Mettez vos divergences de côté et protégez les soins de santé publics, dit le SCFP aux premiers ministres

Le SCFP demande aux premiers ministres provinciaux d’accepter le Rapport final du conseiller sur les temps d’attente, de faire pression en faveur de la création d’un programme national d’assurance-médicaments et de mettre fin à leurs divisions dans le dossier de la formule progressive de péréquation.

« Il est essentiel que les premiers ministres mettent la priorité sur la prestation par le secteur public des soins de santé et sur la création d’un programme national d’asssurance-médicaments, a déclaré le président national Paul Moist. Le SCFP demande instamment aux premiers ministres d’endosser le rapport du Dr Brian Postl sur les temps d’attente. Nous demandons aussi au gouvernement Harper de maintenir le docteur Postl au poste de conseiller sur les temps d’attente et de lui confier le mandat de superviser l’application de ses recommandations. »

Le gouvernement a publié le rapport Postl le 30 juin. Cette étude approfondie propose des recommandations visant à réduire les temps d’attente partout au Canada, non par l’entremise de « garanties de temps d’attente », mais par l’amélioration du système public de santé.

M. Moist assistait cette semaine à une conférence sur les soins de santé organisée par la Fédération canadienne des syndicats

d’infirmières parallèlement à la rencontre du Conseil de la fédération des premiers ministres qui avait lieu à St-Jean, Terre-Neuve.

« Les premiers ministres devraient s’entendre pour renouveler leur engagement envers un pays fort par l’entremise d’une formule progressive de péréquation, a dit M. Moist. Mais la division qui règne entre eux laisse toute la place à des actions unilatérales du premier ministre Harper qui a un important programme en matière de privatisation. »

Services de garde : les premiers ministres reçoivent une pétition longue de 85 pieds

Les agents à cheval de la GRC ont observé la foule grossir à l’extérieur du lieu où se déroulait la rencontre des premiers ministres à St-Jean, Terre-Neuve cette semaine. Les gens se réunissaient afin de manifester leur soutien à une pétition réclamant un service national de garde d’enfants.

Des drapeaux du SCFP flottaient dans cette manifestation en soutien à l’Association canadienne pour la promotion des services de garde à l’enfance (ACPSGE). Le groupe de manifestants a déposé à l’intention des premiers ministres, fédéral et provinciaux, une pétition contenant 53 000 signatures et mesurant 85 pieds de long.

Le président national, Paul Moist, a pris la parole devant la foule composée entre autres de mères et d’enfants. « Une entente est une entente et les premiers ministres devraient présenter un front uni au premier ministre Harper afin qu’il remette en vigueur les ententes signées avec les provinces en vue de la création d’un programme universel de garde d’enfants. »

« Le gouvernement Harper a déjà coupé 3 milliards de dollars qui avaient été réservés pour les services de garde, a fait remarquer M. Moist. Ce sont les femmes qui sont en première ligne pour les soins aux enfants et pourtant, 80 % des femmes âgées entre 20 et 44 ans travaillent à l’extérieur. Elles veulent et ont besoin d’un programme complet de garde et d’éducation de la petite enfance pour leurs enfants. Ces programmes contribuent aussi à renforcer notre économie et nos collectivités. »

Marche pour la paix au Moyen-Orient

Des membres du SCFP se sont joints à des milliers d’autres personnes pour participer à des marches qui ont eu lieu partout au Canada la fin de semaine dernière afin de réclamer un cessez-le-feu immédiat au Moyen-Orient.

À Vancouver, Victoria, Calgary, Edmonton, Winnipeg, Ottawa, Toronto, Montréal et dans d’autres villes, différentes communautés se sont réunies afin de réclamer la fin des attaques de l’armée israélienne et du Hezbollah contre les populations civiles.

Partout au Canada, des membres du SCFP ont marché. Sur la Colline du Parlement à Ottawa, environ 1 400 manifestants provenant surtout de l’importante communauté libanaise ont dénoncé la position du premier ministre Stephen Harper dans ce conflit.

La crise en est à sa troisième semaine et rien n’indique une accalmie prochaine. Cette semaine, un casque bleu canadien a été tué en même temps que trois de ses collègues pendant un bombardement israélien. Chez la population libanaise, les raids militaires israéliens ont causé la mort de plus de 380 civils, dont plusieurs femmes et enfants.

L’infrastructure est en ruine et une crise humanitaire est sur le point d’éclater alors que près du quart de la population a dû être déplacé.

Pendant ce temps, les rockets du Hezbollah détruisent des maisons, des hôpitaux et d’autres cibles civiles dans les villes et villages du nord d’Israël. Jusqu’à maintenant, environ 42 Israéliens ont été tués, dont 20 soldats.

De plus, les morts continuent à s’accumuler chez les Palestiniens. Plus de 100 personnes sont mortes dans la Bande de Gaza depuis le mois de juin.

Le président national, Paul Moist, a écrit une lettre au premier ministre Harper afin de lui faire part de son inquiétude devant la crise diplomatique et l’escalade des hostilités dans la région.

« À titre de président du plus important syndicat du Canada, je vous écris afin de vous faire part mon inquiétude croissante face à la montée de la violence à Gaza, au Liban et en Israël et de vous demander de changer la position que vous avez adoptée dans ce conflit, a écrit M. Moist. Ce qui est absolument nécessaire maintenant est une réaction mesurée pouvant mener à la négociation d’un cessez-le-feu immédiat. Plus cet appel tarde, plus la violence monte et plus nous nous approchons d’un conflit généralisé. En conséquence, je vous demande instamment de prendre position en faveur d’un cessez-le-feu immédiat au Moyen-Orient. »

Le SCFP en cour afin d’obtenir le droit de grève pour des travailleurs occasionnels

Plus de trois ans après avoir entrepris des procédures visant l’obtention de droits du travail pour des travailleurs occasionnels du Nouveau-Brunswick, le SCFP sera entendu par la cour.

« Nous avons passé plusieurs mois à amasser de l’information et des témoignages de travailleurs occasionnels qui ont travaillé pour le gouvernement sans jamais avoir obtenu de droits comme un salaire égal, des avantages sociaux et un régime de retraite », dit Daniel Légère, président du SCFP-Nouveau-Brunswick.

Selon la Loi de la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick, les travailleurs occasionnels de la fonction publique ne sont pas considérés comme des employés. Bien que certains aient une charge de travail presque complète et travaillent dans la fonction publique depuis des années, ils ne bénéficient pas des mêmes droits et de la même protection que les autres employés du gouvernement.

Le SCFP-Nouveau-Brunswick, le Syndicat du Nouveau-Brunswick et la section locale 37 de la Fraternité des travailleurs de l’électricité ont intenté cette poursuite à la suite du refus du gouvernement de changer la loi.

« Au printemps 2001, l’Organisation internationale du travail des Nations-Unies a jugé que le gouvernement du Nouveau-Brunswick violait les clauses des lois internationales du travail portant sur les travailleurs occasionnels, a expliqué M. Légère. Depuis ce temps, nous tentons sans succès de convaincre le gouvernement de reconnaître ces travailleurs. »

La juge Paulette Garnett de la Cour du Banc de la Reine à Fredericton doit rendre son jugement dans 90 jours.

Barry O’Neill s’offre pour aider à mettre fin à la grève à Abbotsford

Le président du SCFP-Colombie-Britannique offre d’aider à la résolution d’un conflit vieux d’un mois entre les travailleurs municipaux et la ville d’Abbotsford.

Barry O’Neill a offert son aide pour résoudre l’impasse qui persiste entre la ville et les membres de la section locale 774 du SCFP, suite à l’annonce, un peu plus tôt cette semaine, du rejet de la médiation par la ville.

« Il est malheureux que l’employeur ait décliné l’offre de faire appel à un médiateur indépendant, dit M. O’Neill. Mais peu importe la raison de cette décision, les gens d’Abbotsford s’attendent à ce que les négociations progressent et nous devons à cette collectivité un règlement rapide du conflit. »

M. O’Neill affirme que les deux parties « ne sont pas si éloignées » et qu’une solution pourrait être trouvée en quelques jours. Compte-tenu du fait qu’il reste peu de points en litige sur la table, les deux parties devraient être en mesure de trouver une solution au conflit afin d’éviter que les événements populaires organisés dans la municipalité au cours de l’été aient à souffrir du conflit.

« J’ai parlé aux gens de la section locale du SCFP et je leur ai dit que je serai disponible nuit et jour auprès des leaders de la collectivité et de quiconque pourrait être intéressé à mettre un point final à ce conflit de travail, a dit M. O’Neill. J’ai d’ailleurs déjà reçu plusieurs appels de groupes de personnes âgées et d’autres gens préoccupés par la situation. »

Les membres de la section locale 774 du SCFP ont déclenché la grève le 26 juin après plus d’une année de négociation. Les points en litige sont les salaires, la durée de l’entente et la sécurité d’emploi. Les 463 membres de la section locale 774 du SCFP travaillent dans des domaines comme les parcs et les loisirs, les égouts, l’eau, l’entretien de la flotte de véhicules, l’administration de l’Hôtel de ville, les taxes, l’application des règlements, les amendes et les permis.

Les travailleurs de Livingstone Range signifient un avis de grève à la suite du lock-out décrété par l’employeur

C’est à contrecœur que les travailleurs de la Division scolaire Livingstone Range ont émis un avis de grève cette semaine, suite au décret d’un lock-out par l’employeur.

« L’employeur a provoqué une escalade du conflit en forçant nos membres à se prononcer pour le déclenchement de la grève alors qu’ils étaient disposés à poursuivre la négociation en vue d’une entente équitable », affirme le président du SCFP-Alberta, D’Arcy Lanovaz.

M. Lanovaz a indiqué que la section locale n’érigerait pas de piquets de grève. La très grande majorité des membres de la section locale 2133 du SCFP étant en vacances pour l’été.

Le SCFP tente de négocier un contrat de travail au nom des 110 concierges, secrétaires et autres membres du personnel de soutien des écoles depuis juin 2005. Le syndicat demande aux syndics scolaires de limiter le recours aux sous-traitants et aux travailleurs occasionnels au sein du système scolaire.

M. Lanovaz a ajouté que le SCFP demeure en tout temps disposé à rencontrer l’employeur. « Nous préférons entreprendre l’année scolaire avec une entente équitable pour les services essentiels aux écoles. »

« Les syndics de Livingstone auraient très bien pu désamorcer le conflit en étant dès le début plus présents dans le processus de négociation. Ils ont plutôt choisi de dépenser des milliers de dollars pour embaucher des consultants établis à Edmonton afin de mener la négociation a leur place – fuyant ainsi leurs responsabilités et mettant les services de soutien des écoles en péril. »

Des ambulances détournées d’un hôpital de la région de Montréal

Un hôpital de la région montréalaise a été avisé par l’Agence régionale de la santé et des services sociaux qu’il ne pouvait plus accepter à son urgence les patients qui arrivent par ambulance.

L’Hôpital St-Joseph de Lachine a reçu cette semaine une lettre informant son personnel qu’il ne pouvait plus accepter de patients arrivant par ambulance, à l’exception des transferts inter-hôpitaux déjà prévus. La raison invoquée par l’agence est que l’hôpital reçoit un nombre disproportionné de patients « instables ».

Un comité consultatif nommé par le ministre provincial de la santé est à réviser le dossier de l’hôpital.

« L’urgence de l’hôpital ne peut plus accepter de patients arrivant par ambulance, mais les patients peuvent toujours s’y rendre en taxi, dit Christiane Laberge, présidente du syndicat du personnel de soutien de l’hôpital, un syndicat affilié au SCFP. La main gauche ne sait pas ce que fait la main droite. Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a créé un comité chargé d’étudier l’avenir de l’hôpital, mais il semble que l’agence a déjà pris sa décision. »

La fermeture du service de radiologie d’Antigonish était évitable et est inacceptable

Karen MacKenzie, présidente de la section locale 2525 du SCFP et technicienne en imagerie diagnostique, affirme que la direction sanitaire du détroit Guysborough Antigonish aurait dû agir avant et travailler plus fort afin d’éviter la fermeture du service de radiologie de l’hôpital St-Martha d’Antigonish en Nouvelle-Écosse.

Le service de radiologie a été fermé cette semaine parce qu’à St-Martha, le principal hôpital de la région, il n’y a plus de service diagnostic de 8 h le samedi à 8 h le lundi. Les patients devaient se rendre à Pictou si leur état nécessitait une radiographie.

« Ils jouent à la roulette russe avec la vie des résidents de la Nouvelle-Écosse, dit Mme MacKenzie. Et s’il y avait eu un accident de la route et que les patients avaient dû être conduit à l’hôpital de Pictou situé à 40 minutes de route ? Le public à droit à un meilleur service. »

Mme MacKenzie ajoute : « Si la direction sanitaire avait vraiment voulu maintenir le service ouvert, elle aurait pu. Il existe des moyens d’assurer que le service dispose du personnel suffisant, mais il faut un minimum d’organisation et de financement. La direction n’a pas la volonté de prendre les moyens nécessaires. Les gens de la direction font passer le fait de sauver de l’argent avant celui de sauver des vies. Il faut que ça cesse. »

Mme MacKenzie dit qu’il y a cinq ans que le personnel du service avise le ministre qu’il y a pénurie de personnel au service de diagnostic, mais ses interventions sont systématiquement ignorées.

« Je veux savoir ce qui a été fait pour régler cette crise. Nous n’avons été témoins d’aucun effort d’embauche et aucun affichage n’a été fait sur les sites Web des services de santé. »

« Il semble que le gouvernement tente de priver le système public de toutes ses ressources humaines afin de dire à ce même système qu’il ne fonctionne pas et qu’il faut avoir recours à des services de santé privés, dit le président du SCFP-Nouvelle-Écosse, Danny Cavanagh. C’est tout à fait inacceptable. »

Faire la différence à Workers Out!

Les membres et le personnel du SCFP, notamment ceux du Comité national du triangle rose, ont affiché leur fierté cette semaine à l’occasion de la Conférence Workers Out ! Faire la différence qui a lieu à Montréal.

Workers Out ! souhaite élaborer un plan stratégique pour aider les syndicats du monde entier à entreprendre la lutte pour les droits des LGBT au travail et dans la société.

L’événement s’inscrit dans une conférence plus large sur les droits des LGBT, elle-même une composante majeure des 1ers Outgames mondiaux, un rassemblement international d’athlètes et d’artistes LGBT et de leurs sympathisants qui a lieu en même temps, à Montréal.

Le Comité du triangle rose y a tenu sa réunion le matin même de l’ouverture de la conférence. Le secrétaire-trésorier national, Claude Généreux s’est adressé aux participants. Trois jeunes membres de la section locale 391 du SCFP, bibliothèques publiques de Vancouver, tiennent un blog portant sur leurs expériences liées à la conférence et aux jeux.

Workers Out! est organisé par des centrales syndicales canadiennes et québécoises, dont la Confédération des syndicats nationaux, la Centrale des syndicats du Québec, le Congrès du Travail du Canada et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.