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La perspective de l’exploitation privée de trois centres de commerce et de sports de la Colombie-Britannique inquiète le SCFP.

Le projet, annoncé en juin, prévoit que Giffels Partnership Solutions, basé à Toronto, concevra et construira le South Okanagan Event Centre à un coût de 39,6 millions $, pendant que Global Spectrum Inc., de Philadelphie, exploitera les installations, ainsi que le Penticton Trade and Convention Centre et le Memorial Arena.

Quatre travailleurs à temps plein de la ville de Penticton, membres du SCFP 608, seront touchés par le changement, ainsi que six à huit employés sur demande du centre des congrès.

Carolae Donoghue, présidente du SCFP 608, a déclaré que même si le SCFP espère signer avec Global Spectrum une entente sur les obligations du successeur visant à maintenir le salaire actuel des travailleurs de la ville touchés, ceux-ci ne seront plus représentés par le syndicat. Une fois leur convention collective échue, la société pourrait ne pas être tenue légalement de la respecter.

Frank Russo, vice-président principal de Global Spectrum, a promis que sa société respecterait la convention collective actuelle du SCFP. Mais il a admis, en entrevue, que certains travailleurs pourraient ne pas vouloir travailler pour une entreprise du secteur privé axée sur le rendement.

Mme Donoghue a aussi déploré que le processus de négociation entre la ville et les deux sociétés privées se déroule derrière des portes closes.

« J’entends beaucoup de choses étonnantes sur le coût estimé du nouveau centre proposé et sur le fait que le projet est une privatisation globale des activités », a-t-elle dit. Mais Carolae Donoghue a ajouté qu’elle était satisfaite des efforts faits par la ville pour assurer la protection des employés touchés.

Les gestionnaires ont précisé que les contrats avec Giffels et Global ne seront pas signés tant que l’électorat municipal n’aura pas eu la chance de se prononcer par vote sur le financement du projet, de même que sur les principes de base des contrats.

Le conseil municipal devrait décider bientôt s’il tiendra un référendum officiel ou s’il choisira le contre-processus d’approbation pour le projet du centre, en vertu duquel au moins 10 pour cent de l’électorat doit inscrire son opposition à l’hôtel de ville pour forcer la tenue d’un référendum.

Entre-temps, le bureau régional du SCFP a publié les conclusions d’un récent sondage Ipsos Reid qui indique que 83 pour cent des habitants de l’intérieur de la C.-B. veulent que ce soit leur gouvernement local, et non des entreprises privées, qui fournisse les services des parcs et loisirs.