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OTTAWA — Le premier ministre australien John Howard, de passage au Canada, a été accueilli froidement par les syndicalistes canadiens, outrés par les nouvelles lois du travail draconiennes et régressives mises en œuvre par le gouvernement Howard.

M. Howard était à Ottawa pour prendre la parole au Parlement. Mais le Congrès du travail du Canada a organisé un rassemblement sur la Colline du Parlement pour montrer sa solidarité avec le mouvement syndical australien, qui lutte contre la controversée nouvelle loi « WorkChoices » (Choix de travail) instaurée en Australie.

Les réformes nationales apportées aux « relations industrielles » sont entrées en vigueur à la fin de mars, malgré l’opposition féroce des syndicats, des femmes et hommes politiques de gauche et de nombreux gouvernements d’État et de territoire, et malgré le faible appui dont jouissent ces réformes auprès de la population australienne. Selon le Australian Council of Trade Unions (ACTU), les réformes minent les droits des travailleurs et diminuent la capacité des syndicats de négocier collectivement au nom de leurs membres.

Entre autres, la loi abolit la protection contre les congédiements injustes pour quatre millions de travailleurs australiens au service d’entreprises comptant moins de 101 employés, et elle permet aux employeurs d’imposer aux travailleurs des contrats individuels qui réduisent le salaire et les conditions d’emploi à cinq normes minimales. La loi restreint également les moyens d’action au travail et interdit aux syndicats d’offrir de la formation en santé et sécurité.

Paul Moist, président national du SCFP, s’est joint à environ 200 personnes au rassemblement. « Nous sommes solidaires de nos syndicats alliés en Australie qui rejettent cette loi anti-travailleurs », a dit M. Moist à la foule.

« Le gouvernement de John Howard n’est pas l’ami des travailleurs, et si le premier ministre Stephen Harper est l’ami de John Howard, il n’est pas l’ami des travailleurs canadiens », a ajouté Barbara Byers, vice-présidente exécutive du CTC.

Ed Cashman, vice-président exécutif régional de l’Alliance de la fonction publique du Canada, et Peggy Nash, députée néo-démocrate fédérale, ont aussi pris la parole au rassemblement.