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par Blair Redlin (conseiller à la recherche du SCFP)

La rencontre de trois jours, intitulée « Forum international pour la défense de l’eau », a été organisée pour faire contrepoids au Forum mondial de l’eau, plus axé sur les intérêts des grandes entreprises. Le Forum international est organisé par C.O.M.D.A., la coalition mexicaine d’organisations de défense du droit à l’eau. Certains l’appellent le « véritable forum mondial de l’eau ».

Le thème du Forum international est « Non à l’eau comme marchandise. Non à la privatisation de l’eau ».

Des panélistes et des conférenciers de renom, comme Danielle Mitterrand, de la France, Victor Manuel Toledo, de la Bolivie, Lucha Xoxocotla, du Mexique, et Maude Barlow, du Conseil des Canadiens, ont pris la parole à la séance d’ouverture.

Dans le cadre de la discussion de l’eau comme droit de la personne, les participants ont appris des détails sur les distinctions à faire en droit international entre l’eau comme « droit » de la personne et ce que la Banque mondiale appelle le « besoin » d’eau. Un droit fondamental ne peut pas être vendu, ni échangé. Ainsi, la distinction légale est importante si l’on veut protéger l’eau pour tous.

Les participants canadiens ont été renversés d’apprendre que le gouvernement du Canada a été le seul parmi 53 membres de la Commission des droits de l’homme de l’ONU à voter contre des mesures qui permettraient d’enchâsser le droit à l’eau dans des pactes internationaux. Les autres pays que les mesures inquiétaient se sont tout simplement abstenus.

La position négative de notre gouvernement dans ce dossier sera soulevée à une rencontre avec des représentants de la délégation officielle du Canada au Forum mondial de l’eau samedi soir.

Les délégués du SCFP ont aussi participé à un atelier sur l’eau publique organisé par le réseau « Reclaiming Public Water Network ». Le réseau vient tout juste de publier un excellent livre intitulé « Reclaiming Public Water » (Reprendre le contrôle de l’eau publique) qui présente d’utiles études de cas en provenance du monde entier.

Si vous souhaitez vous procurer des exemplaires du livre, allez sur le site de Corporate Europe Observatory ou sur celui du Transnational Institute.

cc*sepb491