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Ne vous laissez pas berner par les conservateurs de Stephen Harper. Sous son gouvernement, la privatisation des soins de santé se répandra comme une traînée de poudre.

Dans leur programme, les conservateurs disent qu’ils permettront la prestation privée des « options » en matière de soins de santé. En promettant des « garanties de temps d’attente », ils veulent dire qu’ils enverront les patients à des cliniques privées, au Canada ou aux États-Unis. Ils refusent d’accroître le financement destiné à la santé, à l’exception d’un montant de 50 millions de dollars par année pour une stratégie sur le cancer. Les conservateurs n’ont aucun plan en matière de réduction du coût des médicaments pour les Canadiens. En fait, ils ont promis un processus d’approbation plus rapide des brevets concernant les médicaments, ce qui nuira à la sécurité des patients et favorisera les prix de monopole pour une plus longue période.

Les libéraux aussi ont une « garantie de santé », mais elle comporte les mêmes lacunes que celle des conservateurs. Elle favorise le recours accru aux cliniques privées, une solution qui coûte plus cher et qui draine le système public de son personnel.

Les libéraux ont eu toutes les occasions de « garantir » la préservation de notre système public de soins de santé, mais ils n’ont rien fait. L’envoi aux provinces de quelques lettres exprimant une inquiétude au sujet de la croissance des cliniques privées n’a pas contribué à protéger le système public. De plus, les libéraux se sont engagés à mettre en œuvre une « stratégie nationale sur les produits pharmaceutiques », mais ils n’ont rien promis en matière de régime d’assurance-médicaments.

Comme le souligne la Coalition canadienne de la santé, les « garanties » de temps d’attente sont en passe de devenir le « cheval de Troie » de la privatisation. Les cliniques privées se font maintenant passer pour la solution aux délais d’attente, mais il existe d’autres mesures plus sensées, comme la réforme des soins primaires, l’amélioration de l’accès aux hôpitaux grâce à des programmes publics de soins à domicile et de soins de longue durée, et la gestion efficace des listes d’attente.

Seul le NPD stoppera la montée de la privatisation des soins de santé. Il imposera des règles strictes empêchant tout financement fédéral de servir à soutenir ou à subventionner un système d’assurance-maladie privé. Seul le NPD haussera sensiblement le financement de la santé et préservera et élargira le système de santé public du Canada.

Les néo-démocrates veilleront à ce que la Loi canadienne sur la santé soit contrôlée et respectée et aideront à mettre sur le marché des médicaments génériques moins coûteux. Leur stratégie sensée en matière de réduction des temps d’attente inclut un financement accru pour les soins de longue durée et l’expansion de la couverture des soins à domicile. Ils veulent augmenter le nombre de travailleurs de la santé, en particulier les infirmières et les infirmières auxiliaires, ce qui montre leur engagement à protéger le système public et à préserver notre droit aux soins de santé.

Comment faire un choix positif en matière de santé dans ces élections ? En votant pour le NPD.

Le député conservateur de Nanaimo-Alberni, James Lunney, s’est retrouvé dans l’eau chaude en défendant publiquement la vente d’eau en vrac de la Colombie-Britannique.

M. Lunney affirme qu’il ne voit rien de mal dans le développement d’une économie basée sur l’exportation d’eau douce et Stephen Harper n’a pas clarifié la politique des conservateurs sur ce point. (link to http://www.cupe.bc.ca/2982)

Le Canada exportera-t-il de l’eau en vrac sous un gouvernement conservateur ? Nous ne devrions pas prendre le risque de le savoir. L’exportation d’eau en vrac aura sur l’environnement des répercussions que nous ne pouvons pas encore entièrement comprendre et ce n’est certainement pas la bonne façon de bâtir une économie durable.

L’eau du monde est précieuse et ses sources diminuent. Elle devrait être protégée plutôt que transformée en marchandise, ont soutenu le SCFP et des militants environnementaux lors d’une récente conférence de presse.

Le comité Eaux aguets de l’île de Vancouver, dirigé par le SCFP 401 à Nanaimo, a exigé que M. Lunney non seulement retire les déclarations qu’il a faites à une assemblée de candidats, mais aussi qu’il fasse un peu de recherche sur l’approvisionnement en eau douce du monde, a signalé le Nanaimo Daily News.

« À notre avis, la vente d’eau publique n’est ni éthique, ni acceptable », a déclaré Roger Oakley, président du comité Eaux aguets et président du SCFP 401.

« Ses commentaires sur la vente d’eau sont plus que troublants, a ajouté M. Oakley. Nous pensons que le parti conservateur dans son ensemble a des buts cachés parce que (James Lunney) dit qu’il entrevoit d’excellentes occasions d’affaires. »

Et en vertu de l’Accord de libre-échange nord-américain, lorsque nous aurons commencé à exploiter l’eau, nous ne pourrons plus revenir en arrière.

Le silence de Stephen Harper n’annonce vraiment rien de bon pour le Canada et pour l’environnement. Il doit dévoiler ses véritables intentions.