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Les membres francophones du SCFP d’Ottawa et de Inkerman au Nouveau-Brunswick nous ont donné leur évaluation de la performance des chefs des quatre principaux partis pendant le premier débat en français.

Un sondage mené rapidement après le débat par Ipsos-Reid pour Canwest Global a placé Jack Layton deuxième derrière le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe pour ce qui est des « meilleures idées et politiques ». La performance de M. Layton a été soulignée par 31 % des répondants, soit le double de l’appréciation de la performance de M. Martin (16 %).

M. Layton est loin en avant lorsqu’on demande aux répondants lequel des chefs de parti est le plus sympathique (46 %). Il s’agit d’une perception confirmée par le commentaire d’une membre du SCFP, Odette Robichaud, que nous publions un peu plus bas. La cote du chef du NPD bondit à 57 % lorsqu’on demande aux répondants de quel chef ils ont une meilleure opinion à la suite du débat.

Le formule des débats est différente cette année. Ils sont nettement plus structurés, ce qui évite que les candidats s’interrompent sans cesse les uns les autres. Cette formule donne au public une meilleure chance d’entendre le véritable message des chefs.

Voici quelques-uns des commentaires émis par des membres du SCFP.

Odette Robichaud, Inkerman, Nouveau-Brunswick, sténographe de cour et présidente de la section locale 1840 du SCFP.

« Je n’ai guère été impressionnée par aucun des chefs. Ils jouaient avec les mots et demeuraient vagues et évasifs. J’ai eu l’impression qu’aucun ne voulait aller droit au but. M. Martin parlait d’investir plus d’argent mais demeurait vague. Sa vision me semble centrée sur les PPP (partenariats public-privé). Je n’ai senti de sa part aucun véritable engagement à préserver les services publics. Il a parlé de travailler avec les travailleurs du secteur public, mais une fois seulement je l’ai entendu prononcer le mot syndicat. »

« Jack Layton m’a semblé faire preuve d’un peu plus d’ouverture. Il m’a semblé plus près des gens ordinaires et mieux au fait de ce qui se passe dans le secteur des services sociaux. J’ai senti qu’il était plus disposé à s’engager que ne l’était Paul Martin. Il m’a aussi donné l’impression d’être plus chaleureux et amical. »

« M. Harper m’inquiète. Il parle d’investir, mais c’est pour mieux privatiser les services publics. Il ne m’a pas semblé être près des gens et m’a paru être mal à l’aise. Il n’avait pas l’air convaincu et il n’était donc pas convaincant ! »

« Gilles Duceppe a de bonnes idées, mais elles sont tout à fait inutiles lorsqu’on ne vit pas au Québec. »

« J’aurais aimé entendre plus parler des enjeux liés aux femmes et aux enfants. »

Olivier Henchiri, 27 ans, Ottawa, Ontario, adjoint à l’enseignement à l’université d’Ottawa et vice-président de la section locale 2626 du SCFP.

« Mon impression générale est que le débat n’a fait qu’effleurer la surface. On n’y a rien appris de bien nouveau. »

« Sur la question de la santé, je pense que c’est M. Duceppe qui a été le plus précis. Il a parlé d’un plan géré par les provinces, de la réduction de la bureaucratie à Ottawa, etc. M. Harper a joué avec les mots. Les autres n’ont à peu près rien dit sinon, « Oui, nous voulons préserver les soins de santé. » Ils n’ont donné aucun détail, alors que ce sont justement les détails qui importent. Par exemple, ils ont parlé de services essentiels, mais qu’est-ce que ça signifie ? Est-ce que ça signifie qu’ils vont effectuer des compressions dans tous les autres services ? MM. Martin et Layton m’ont déçu. »

« Sur la question de la garde à l’enfance, M. Duceppe a parlé des systèmes provinciaux. M. Martin a été le seul a dire que les travailleurs en garderie doivent être mieux rémunérés. M. Layton est demeuré vague. M. Harper veut donner de l’argent aux gens. Il parle de diminution d’impôt pour les grandes sociétés afin de les encourager à ouvrir des garderies en milieu de travail pour leurs employés. J’ai trouvé qu’il allait un peu loin et que sa proposition était étrange. »

« M. Layton s’est porté à la défense du système public et des services sociaux, mais je n’ai pas trouvé qu’il mettait beaucoup de conviction à son engagement. »