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Les libéraux devront refaire leurs devoirs dans le dossier des garderies

Les promesses des libéraux en matière de garderies sont un jeu de cachettes où les enfants sont perdants, selon Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

 

« Le plan des libéraux pour les services de garde d’enfants annoncé aujourd’hui est inférieur aux engagements déjà pris et il ne lie toujours pas l’argent public à des garderies publiques sans but lucratif, a précisé M. Moist. Qui les libéraux tentent-ils de berner ? Les électeurs ne se laisseront pas prendre à ce jeu. »

Paul Moist réagissait au plan annoncé ce matin par les libéraux en matière de garderies. Ils promettent 1,2 milliard $ par année de 2009 à 2015, ce qui est moins que les engagements de 1,8 milliard $ par année déjà pris par le gouvernement. Le financement sera donné aux provinces, qui pourront l’utiliser à leur guise.

M. Moist a souligné une erreur dans le nombre de places prévues dans le plan libéral. Aujourd’hui, les libéraux promettent de créer 625 000 nouvelles places (1600 $ par place). En 2004, ils prévoyaient créer 100 000 nouvelles places à environ 9000 $ par place, ce qui est plus conforme au coût réel. Comment les libéraux pourront-ils créer 625 000 nouvelles places avec moins d’argent sur la table ? Il y a une erreur quelque part, selon Paul Moist.

« Pire encore, les promesses électorales des libéraux combinent les besoins en nouvelles garderies à d’autres besoins en infrastructure, a expliqué Paul Moist. Les besoins des enfants et ceux des parents, comme l’eau, le transport en commun, les routes et les ponts, se feront concurrence. »

Et la principale lacune dans le plan du gouvernement demeure l’absence de loi obligeant à utiliser l’argent pour des garderies publiques sans but lucratif.

« Sans loi, les provinces peuvent prendre l’argent sans s’engager à fournir des services de garde publics, a ajouté Paul Moist. Les conservateurs enverraient l’argent public directement chez Kid-Mart. Les libéraux laisseraient les provinces s’en charger. En fin de compte, rien ne garantit que les garderies seront publiques parce que les provinces font ce qu’elles veulent. »

« Après tout ce temps, on pourrait croire que les libéraux ont compris, a conclu M. Moist. Les parents et les enfants ont besoin d’une loi fédérale pour que l’argent serve à des garderies et à des programmes de qualité, publics et sans but lucratif, et non aux exploitants de chaînes de garderies commerciales. La mise en œuvre de mécanismes applicables est la seule façon d’édifier un système de grande qualité, universel et accessible. » atsu