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OTTAWA – Le Conseil canadien des sociétés publiques-privées a mis le point final à sa conférence annuelle tenue à Toronto, cette semaine, en écoutant le gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge, chanter les louanges des PPP pour l’infrastructure. Pourtant, des faits solides montrent que cette approche est désavantageuse tant pour le secteur public que pour le bilan financier.

M. Dodge a déclaré aux délégués du CSPPP que les PPP peuvent financer et gérer l’infrastructure publique plus efficacement que le secteur public. C’est pourtant lui qui, en tant qu’ancien sous-ministre des Finances au début des années 90, a jeté les bases du déficit en infrastructure publique que subissent aujourd’hui les Canadiens.

« Ces propos sont troublants pour nos membres », soutient Paul Moist, président du Syndicat canadien de la fonction publique, qui a écrit à David Dodge pour lui faire part des lacunes de son discours devant le CSPPP. « Ils devraient l’être tout autant pour les Canadiens qui se préoccupent de la façon dont leurs impôts sont dépensés et de la qualité des services publics ».

« L’obsession de la dette fédérale date de l’époque où David Dodge était sous-ministre, ajoute M. Moist. Il y a un lien direct entre la philosophie de report des dépenses en infrastructure publique prônée par les libéraux des années 90 et l’actuel déficit en infrastructure. » Ainsi, selon Paul Moist, il n’est pas étonnant que M. Dodge demande maintenant au secteur privé de combler l’écart de financement par la création de PPP.

Dans sa lettre à David Dodge, Paul Moist souligne les incohérences avancées par gouverneur de la Banque au sujet des PPP et de l’infrastructure publique. Le motif premier du financement, de l’exploitation et de l’entretien privés de l’infrastructure est le profit. Autrement dit, les PPP doivent d’abord retirer un profit des projets d’infrastructure publique. En bout de ligne, l’argent public qui devrait être réinvesti dans l’infrastructure publique va remplir les coffres des entreprises privées et les poches de leurs actionnaires.

« Les PPP ne résoudront pas le déficit en infrastructure publique. Il faut plutôt un financement stable et à long terme de l’infrastructure, de l’actif et des services publics, précise Paul Moist dans sa lettre. Les différents paliers de gouvernement au Canada ont plus qu’assez de surplus projetés pour réduire et éliminer le déficit en infrastructure publique en une génération. » 

Les PPP réduisent aussi la transparence des contrats d’infrastructure et entourent les actifs publics de secret, ce qui nuit au droit fondamental du public de savoir comment le gouvernement agit en son nom.

La conférence du CSPPP a pris fin le 29 novembre 2005.

 

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Pour renseignements :

Paul Moist, président national, cell. (613) 558 2873; Claude Généreux, secrétaire-trésorier national, cell. (613) 794 8395; David Robbins, SCFP-communications, cell. (613) 878 1431