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Des femmes et des hommes politiques clés du gouvernement libéral ontarien ont dû faire face, aujourd’hui, à la colère des travailleurs de la santé qui, partout en Ontario, ont contesté leurs « réseaux locaux d’intégration des services de santé » (RLISS).

Sous prétexte d’accroître le contrôle local, et sans consultation publique, la province s’apprête à restructurer rapidement et radicalement la façon dont les services de santé sont financés et fournis. Mais ces structures n’ont de « local » que le nom.

Avec les RLISS, des membres de conseils nommés par la province auront le pouvoir de réduire l’accès communautaire, en transférant les services de santé présentement offerts dans les hôpitaux ou organismes locaux, à d’autres lieux dans une région donnée. Les RLISS instaureront également le désastreux processus « d’appels d’offres concurrentielles » déjà utilisé dans le secteur des soins à domicile. En vertu de ce processus, les décisions en matière de santé seront fondées sur le bilan financier plutôt que sur des préoccupations de santé. Les RLISS menacent d’entraîner l’élimination du contrôle local, l’instabilité dans l’emploi et la diminution des salaires. L’apport du personnel des premières lignes disparaîtra aussi.

À Ottawa, les travailleurs des sections locales de la santé de toute la région ont fait du piquetage devant les bureaux de divers députés provinciaux, dont le bureau de comté du Premier Ministre Dalton McGuinty, à Ottawa. Les travailleurs de Pembroke, Arnprior, Renfrew et Ottawa se sont rassemblés pour exprimer leur inquiétude et exiger des consultations publiques complètes.

Le groupe enthousiaste a manifesté pendant des heures et distribué des dépliants aux passants, pendant que la neige et la glace couvraient les arbres autour d’eux.

« En vertu du système des RLISS, des gens devront se rendre à des endroits situés à deux ou trois heures de chez eux pour recevoir les services de santé dont ils ont besoin », a affirmé le Président National Paul Moist, qui s’est joint au piquetage.

« Nous ne pouvons pas laisser faire le gouvernement McGuinty, a déclaré M. Moist. Les libéraux veulent entreprendre ce que même les conservateurs de Mike Harris n’ont jamais osé faire, mais nous les en empêcherons. »

La province veut mettre en œuvre rapidement son plan en évitant la consultation publique et en essayant de « passer un sapin » aux gens dont l’attention sera détournée par la saison des Fêtes qui approche.

La loi a été présentée le 23 novembre. Mais les travailleurs du SCFP ont juré de lutter même pendant les vacances de Noël s’il le faut.