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Son mini-budget préélectoral privilégie les réductions d’impôt aux besoins de l’EPS

OTTAWA – Le mini-budget préélectoral du ministre des Finances, Ralph Goodale, mérite une note de C-, à l’avis du président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

« M. Goodale obtient une note moyenne pour les petites mesures qu’il a prises pour tenter de dissiper la crise touchant les infrastructures universitaires, de déclarer Paul Moist, président national du SCFP. Toutefois, bien que ces fonds soient accueillis favorablement, le montant est loin d’être suffisant à la lumière des besoins actuels des collèges et des universités en matière d’infrastructure.

En somme, une note de C- ne vous permettra pas d’accéder à des études supérieures », d’ajouter M. Moist.

Une récente étude « Sondage-Campus » menée par le SCFP démontre que les coûts d’entretien différé montent en flèche depuis plusieurs années en raison du fait que le gouvernement ne les finance pas adéquatement. Seulement en Ontario, l’on évalue à plus de 1,5 milliard $ les coûts d’entretien différé des universités, mais le mini-budget n’alloue que 1 milliard $ aux « investissements urgents » requis à l’échelle du pays.

L’augmentation du montant des bourses octroyées aux étudiants à faible revenu en vertu du mini-budget est attendue depuis longtemps. Toutefois, si le gouvernement autorise une hausse des frais de scolarité, ces bourses ne parviendront pas à leurs fins, c’est-à-dire de faciliter l’accès aux études postsecondaires.

« La bonification modeste des bourses et des prêts sera effacée par la tendance inquiétante vers la déréglementation des frais de scolarité, d’affirmer M. Moist. La situation des étudiants étrangers est d’autant plus inquiétante. »

Les frais de scolarité ont plus que doublé au cours de la dernière décennie, une conséquence directement attribuable aux coupures du gouvernement fédéral dans le financement de l’éducation postsecondaire, qui atteint aujourd’hui presque son niveau le plus bas enregistré au cours des 25 dernières années en termes de pourcentage du Produit intérieur brut (PIB).

M. Moist considère positives les augmentations consenties aux conseils subventionnaires fédéraux et en soutien direct aux universités. Toutefois, des millions de dollars ont été alloués à des subventions indirectes octroyées aux établissements privés, ce qui aura pour effet d’exercer une pression de commercialisation et de privatisation encore plus forte sur nos universités publiques.

Un sondage publié par la firme de recherche EKOS le même jour que le dépôt du mini-budget indique que 50 % des électrices et électeurs considèrent les enjeux sociaux tels que l’éducation, la santé, l’atténuation de la pauvreté et la protection de l’environnement comme les enjeux majeurs de la prochaine campagne électorale, mais seulement 13 % des fonds alloués par le mini-budget le sont à ces secteurs. À peine 12 % des électrices et électeurs sondés accordent la priorité aux réductions d’impôt et à l’allégement de la dette tandis que plus de 80 % des fonds alloués en vertu de ce programme serviront justement à réduire les impôts et à rembourser la dette.

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Personnes-ressources :

Paul Moist, président national, cell. (613) 558-2873; Claude Généreux, secrétaire-trésorier national et porte-parole francophone, cell. (514) 884-5074; David Robbins, service des communications du SCFP, cell. (613) 878-1431