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Les réductions d’impôt ne contribueront pas à améliorer la qualité des soins de santé et des services publics ou à atténuer la pauvreté

OTTAWA – La Mise à jour économique et financière du gouvernement libéral est rien de plus qu’un mini-budget à saveur préélectorale à l’état brut qui privilégie les réductions d’impôt au détriment des priorités de la population canadienne telles que la protection du régime public de soins de santé, selon Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

« Ce qui préoccupe réellement les Canadiens est la protection des soins de santé, l’amélioration des services publics et l’atténuation de la pauvreté, mais aucune de ces priorités n’est mentionnée dans la mise à jour », de déclarer M. Moist.

« Le ministre des Finances, Ralph Goodale, se sert de la productivité comme épouvantail pour consentir des milliards en réductions d’impôt aux entreprises et aux particuliers, mais ce ne sont que des promesses préélectorales qui font fi de la première priorité des Canadiennes et Canadiens : la protection du régime public de soins de santé », d’ajouter M. Moist.

M. Moist souligne que des réductions d’impôt ne se traduisent jamais par des hausses de productivité.

« Les libéraux fédéraux ont consenti 100 milliards en réductions d’impôt aux entreprises et aux particuliers dans leur budget de 2000, d’expliquer Paul Moist. Depuis, les profits des entreprises et les revenus de leurs dirigeants ont monté en flèche, mais nos taux d’investissement et de croissance de la productivité ont dégringolé. Pourquoi pensent-ils que d’appliquer la même recette produira cette fois-ci des résultats différents? »

Les dépenses de programmes du gouvernement fédéral ne devraient atteindre que 12 pour cent du PIB du Canada au cours des cinq prochaines années. Cela est beaucoup moins élevé que la moyenne généralement enregistrée au cours des 50 dernières années.

Il est essentiel d’investir dans les services publics afin d’accroître la productivité, et il a été démontré que de tels investissements sont beaucoup plus efficaces que des réductions d’impôt pour stimuler l’économie et accroître la productivité. Afin d’assurer une protection efficace des services publics, le gouvernement fédéral doit mettre un frein à la privatisation en resserrant les normes d’imputabilité en matière de dépenses des deniers publics.

M. Moist a noté que le gouvernement fédéral n’a pris aucune mesure concrète pour protéger le régime public de soins de santé – des mesures telles que mettre fin au financement des soins privés et interdire aux médecins de pratiquer dans les secteurs privé et public à la fois.

« Le gouvernement aurait pu garantir l’accès à tous les services nécessaires, s’engager à arrêter d’acheter des soins privés pour des employés fédéraux tels que le personnel de la GRC et annoncer un financement public fédéral des hôpitaux, de conclure M. Moist. Ce sont toutes des mesures simples, mais le gouvernement fédéral n’en a pris aucune dans ce jeu préélectoral. »

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Personnes-ressources :

Paul Moist, président national, cell. (613) 558-2873; Claude Généreux, secrétaire-trésorier national et porte-parole francophone, cell. (514) 884-5074; David Robbins, service des communications du SCFP, cell. (613) 878-1431