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Paul Moist, président national du SCFP, était à Abbotsford le week-end dernier pour encourager les membres du SEH en grève contre la multinationale française Sodexho.

L’enjeu de cette grève, qui en est à sa sixième semaine, c’est le gagne-pain d’environ 1 500 travailleurs des services d’alimentation et d’entretien ménager de 36 hôpitaux et autres établissements de tout le sud de la Colombie-Britannique.

Mais à cause d’une loi provinciale sur les services essentiels incroyablement restrictive, seuls les travailleurs des services d’alimentation au détail ont le droit de faire la grève.

Le SEH négocie avec Sodexho pour la première fois depuis 2003, lorsque la géante des services a obtenu du gouvernement provincial des contrats d’une valeur de 400 millions de dollars pour prendre en charge les services d’alimentation, de nettoyage et de soutien dans les hôpitaux et les établissements de soins.

Une fois le travail sous-traité par le gouvernement, environ 8 000 membres du SEH ont été congédiés. Sodexho, et d’autres multinationales, ont signé avec une section locale de l’IWA des ententes de faveur qui donnaient au syndicat le droit de représenter les travailleurs en échange de salaires et de conditions de travail inférieurs aux normes.

Le SEH a contesté ces ententes et, dans de nombreux cas, le conseil du travail les a annulés et a ordonné la tenue de votes de représentation. Une fois la poussière retombée, plus de 3 300 travailleurs de Compass, Aramark et Sodexho ont voté en faveur de l’adhésion au SEH.

Les travailleurs ont pu choisir leur syndicat, mais ils n’ont pas pour autant le droit de choisir leur salaire.

Neuf travailleurs de Sodexho sur dix gagnent à peine 10,15 $ l’heure, pendant que les revenus mondiaux de la société s’élevaient à 17 milliards de dollars l’année dernière.