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OTTAWA, ON. – Le plus grand syndicat canadien envoie 50 000 $ pour aider les victimes de l’ouragan Katrina. La tempête meurtrière qui a frappé, début septembre, le littoral du Golfe du Mexique a laissé des dizaines de milliers de personnes sans abri et sans travail. Parmi celles-ci se trouvent des milliers de travailleurs de la fonction publique.

Après avoir envisagé plusieurs possibilités, le Conseil exécutif national a décidé de faire un don à un organisme qui œuvre pour le développement durable et qui partage les valeurs du SCFP.

L’Association of Community Organizations for Reform Now (ACORN) réunit des familles aux revenus faibles et modestes qui travaillent ensemble à la création d’un monde plus juste. ACORN a obtenu de bons résultats dans les domaines du logement, de l’éducation, de la sécurité dans les quartiers, des soins de santé et des conditions de travail.

Le groupe est actif au Canada et nous souhaitons bientôt collaborer avec lui afin de bâtir une société juste et égalitaire.

Pour de plus amples information, visitez le site www.ACORN.org ou www.canada.acorn.org.

Si vous, votre section locale ou votre syndicat désirez faire un don au fonds créé par ACORN pour les victimes de l’ouragan Katrina, veuillez communiquer avec :

ACORN Hurricane Recovery and Rebuilding Fund
739 – 8 Street S.E.
Washington, DC 20003
 É.-U.

Lisez la lettre envoyée à ACORN par le président du SCFP, Paul Moist, et son secrétaire-trésorier, Claude Généreux ou lisez les lettres de remerciement d’ACORN et d’ACORN Canada. Veuillez noter que les deux lettres sont disponibles en anglais seulement.

Entretemps, le pendant américain du SCFP a mis en place un fonds de 100 000 $US, afin d’aider ses membres victimes de Katrina. La American Federation of State, County and Municipal Employees (AFSCME) compte environ 800 travailleurs en Nouvelle-Orléans et la fédération estime à plusieurs milliers le nombre de membres habitant les régions les plus touchées de la Louisiane, du Mississippi et de l’Alabama.

L’AFSCME a affiché un numéro d’appel sans frais sur son site Web (www.afscme.org) pour ses membres qui auraient besoin d’assistance. La fédération organise aussi une collecte de vêtements et de souliers pour les victimes de l’ouragan Katrina. Le syndicat encourage ses membres habitant hors de la zone dévastée à venir en aide à leurs consœurs et confrères en leur offrant temporairement le gîte ou en parrainant une famille sinistrée.

C’est dans ce contexte de souffrance extrême que le président Bush permettait la semaine dernière aux entrepreneurs responsables du nettoyage d’échapper aux lois réglementant le salaire minimum. Suite à cette décision, le président de l’AFSCME, M.Gerald W. McEntee, s’est joint aux protestations des leaders syndicaux nationaux et étrangers, ainsi qu›à celles des politiciens et des citoyens préoccupés par la situation.

En effet, M. Bush a signé une ordonnance suspendant temporairement la loi Davis-Bacon. Cette législation datant de l’époque de la grande dépression oblige les sous-traiteurs fédéraux à respecter le niveau des salaires dans la région où ils travaillaient. Cette loi s’applique à tous les projets de construction subventionnés par le gouvernement fédéral, tels que les ponts ou les autoroutes.

Il est arrivé que d’autres présidents aient suspendu cette loi à l’occasion de catastrophes majeures. Toutefois, les salaires pratiqués dans la région de la Nouvelle-Orléans et sur le littoral du Golfe du Mexique sont déjà parmi les plus bas du pays. C’est pourquoi l’on craint que la décision de M. Bush ne favorise l’exploitation d’une foule de gens désespérés – travailleurs déjà pauvres et du jour au lendemain sans emploi – qui pourraient devenir victimes d’entrepreneurs sans scrupules et attirés par l’appât du gain. Le 22 septembre, le Département de la main-d’œuvre américain estimait à 214 000 le nombre d’emplois perdus à cause de la catastrophe.

À ce sujet, M. McEntee a déclaré : « Cyniquement, la droite espère profiter de Katrina pour faire avancer son agenda au détriment des travailleurs et des familles. »