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FREDERICTON, N.B. - Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat du Nouveau-Brunswick (SNB) et la Fraternité internationale des ouvriers en électricité (FIOE) Section locale 37 ont franchi une étape importante pour obtenir la liberté d’association de milliers de travailleuses et de travailleurs occasionnels de la fonction publique au Nouveau-Brunswick.

Une poursuite judiciaire a été déposée le 7 septembre 2005 à la Cour du Banc de la Reine et un avis a été envoyé à la province du Nouveau-Brunswick.

«Nous ne pouvons plus tolérer l’abus envers ces femmes et ces hommes qui travaillent très fort, à qui on dit qu’ils ne sont même pas des « employés » et se voit refuser le minimum garanti que l’on trouve dans la Charte canadienne des droits et libertés – le droit constitutionnel de « liberté d’association ». On dit à ces personnes qu’elles n’ont pas de droits, d’avantages sociaux, de sécurité d’emploi et qu’elles ne peuvent pas se syndiquer», de dire le président du SCFP NB Daniel Légère.

« Nous croyons sans réserves, que les droits constitutionnels garantis par la Charte canadienne des droits et libertés, en particulier aux sections 2(d), 7 et 15 n’ont pas été respectés», d’expliquer le directeur exécutif du SNB, Tom Mann.

Il faut noter que le gouvernement fédéral et la province du Nouveau-Brunswick ont ratifié la « Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndicale » de l’Organisation international du Travail (OIT).

En 2001, l’Organisation internationale du Travail des Nations Unies a émis la décision que le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne respecte pas les dispositions de l’organisation internationale du travail en refusant la liberté du droit d’association à ses employées et employés occasionnels.

« Les employées et employés occasionnels travaillent depuis de nombreuses années dans les hôpitaux, écoles, prisons, sur les routes et pour d’autres ministères du gouvernement, mais on leur refuse des salaires réguliers, des avantages sociaux, la sécurité d’emploi, les régimes de pension et la liberté fondamentale d’association», de dire Wade Greenlaw, directeur administratif du FIOE, section locale 37 .

Selon la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique du Nouveau-Brunswick, les employées et employés occasionnels et temporaires de la fonction publique ne sont pas reconnus comme employés. Bien que plusieurs aient une charge de travail complète ou travaillent à la fonction publique depuis de nombreuses années, ils n’ont pas le droit de se syndiquer et d’être protégés par une convention collective.

Une rencontre est prévue le 28 septembre 2005 avec des représentants gouvernementaux pour tenter de les convaincre d’accepter la décision de l’Organisation internationale du Travail et de respecter la Charte canadienne des droits et libertés.


Pour plus d’information :

Danielle Savoie
SCFP-communications
(506) 381-1966