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En Colombie-Britannique, la vente de la société de services publics Terasen au géant américain Kinder Morgan est une mauvaise nouvelle pour de nombreuses raisons, entre autres parce que Terasen gère des systèmes d’eau canadiens.

Autrefois, Terasen était une société d’État, BC Gas. Depuis sa privatisation dans les années 80, Terasen consacre toutes ses énergies à décrocher des contrats de gestion des eaux et des eaux usées dans les municipalités, auprès des Premières Nations et dans les lieux de villégiature. Avec la vente de Terasen, ces contrats tomberont entre des mains étrangères, ce qui est très inquiétant compte tenu de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Terasen possède la moitié des systèmes d’eau à Fairbanks, en Alaska, et a une entente de PPP de 21 ans avec la banlieue de Langford, près de Victoria, pour assurer l’installation et les services de tous les nouveaux égouts. Le SCFP s’oppose à ce que Terasen prenne le contrôle du système de distribution de l’eau potable d’une région plus vaste à l’extérieur de Victoria. Terasen fournit aussi des services de compteurs d’eau à Surrey et s’occupe de l’eau de plusieurs communautés des Premières Nations et lieux de villégiature.

La vente met en lumière les dangers de la commercialisation de l’eau et autres services publics. Déjà, les analystes pensent que l’entente Kinder Morgan-Terasen pourrait mener à la vente des opérations d’eau de Terasen parce que ces services ne font pas partie des « activités principales » de Kinder Morgan, et pourraient donc être vendus sur le marché international. La commercialisation de sociétés de services publics comme EPCOR, la société publique de l’eau d’Edmonton, ouvre la voie à des prises de contrôle semblables par les entreprises étrangères.

Au début de l’année, le SCFP a mené une campagne réussie contre un PPP de Terasen dans le secteur de l’eau à Rocky View, en Alberta. En août, le district municipal a accepté de verser 372 000 $ à Terasen pour l’abandon du projet – un autre exemple de ce que peut coûter même la simple « étude » d’un PPP.