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OTTAWA – Le plus récent rapport du système canadien de garderies ne laisse aucun doute : le gouvernement fédéral doit jouer un rôle actif dans l’amélioration de la situation, selon le président du plus grand syndicat du Canada.

« Ken Dryden semble satisfait de laisser notre prochain programme social se développer sans normes claires et sans direction politique solide. Ce rapport démontre que sans une bonne politique gouvernementale, nos services de garde à l’enfance continueront d’être offerts de façon incohérente et inéquitable dans l’ensemble du pays », a affirmé Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Le rapport rédigé par le Childcare Resource and Research Unit (Unité des ressources et de la recherche sur les services de garde) de l’Université de Toronto, résume l’état des services d’éducation et de garde de la petite enfance au Canada en 2004. Les conclusions du rapport sont troublantes. On y apprend notamment l’existence d’immenses inégalités régionales dans les dépenses consacrées aux garderies.

Le gouvernement fédéral a signé des ententes de principe avec plusieurs provinces en matière de garderies, mais celles-ci ne respectent pas les engagements pris pendant la campagne électorale de 2004 par les libéraux qui promettaient un programme national de grande qualité, universel, accessible et axé sur le développement. Le SCFP soutient depuis longtemps les défenseurs des services de garde à l’enfance qui demandent l’imposition de normes applicables et de l’obligation de rendre compte de la façon dont les services sont offerts.

« Il est temps que les libéraux renoncent à leur fédéralisme de chèques en blanc et qu’ils utilisent leur pouvoir de dépenser pour contribuer à l’édification d’un véritable système de garderies. Une loi fédérale serait un bon départ. Il faut également établir des normes élevées pour l’élaboration de plans d’action des provinces, dont dépendra le financement à venir dans le secteur des services de garde », a ajouté M. Moist.

Le rapport de l’Université de Toronto a montré que dans certaines provinces, les dépenses consacrées aux services de garde ont diminué. La croissance des services à but lucratif dans plusieurs provinces, surtout en Ontario, est aussi alarmante.

« Une politique fédérale faible ou carrément inexistante en matière de garderies ne pourra mener qu’à des services de piètre qualité pour les enfants et leurs parents. Nous avons besoin d’un leadership fort pour stopper la croissance du secteur à but lucratif et assurer des bases solides à notre nouveau système de garderies », a ajouté M. Moist.

« Le budget fédéral n’a toujours pas été adopté et des élections générales se profilent à l’horizon. Il faut donc que les libéraux concrétisent dès maintenant leurs promesses de 2004. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre plus longtemps », a conclu M. Moist.

Les 540 000 membres du Syndicat canadien de la fonction publique fournissent un vaste éventail de services dans les collectivités de tout le pays. Plus de 7000 membres du SCFP travaillent dans les garderies. On peut consulter le rapport complet à: www.childcarecanada.org On peut aussi cliquer sur http://scfp.ca/www/childcare/ pour en savoir plus sur le SCFP et les garderies.

Pour renseignements  :
Paul Moist, président national du SCFP, (613) 558-2873;
Claude Généreux, secrétaire-trésorier national du SCFP (porte-parole francophone), (514) 884-5074;
Karin Jordan, SCFP-Communications, (613) 222-4436.