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La direction et les membres du SCFP ont fait la promotion des investissements publics dans l’infrastructure et les services municipaux, tout en remettant en question le modèle de privatisation des « partenariats public-privé » (PPP) à l’assemblée générale annuelle de 2005 de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), qui a pris fin hier (6 juin) à St. John’s, Terre-Neuve et Labrador.

Le président national Paul Moist a qualifié d’« essentielle » la présence du SCFP à l’assemblée, ne serait-ce que pour veiller au maintien des services et des investissements publics au niveau municipal.

« Les membres du SCFP jouent un rôle majeur dans l’édification de collectivités fortes et saines, a dit M. Moist. Il est donc normal que notre syndicat accroisse sa présence à cette assemblée annuelle. Nous en sommes sortis avec une vision renouvelée de l’importance des investissements publics pour des collectivités fortes. Nous consacrerons les 12 prochains mois à approfondir notre travail au niveau local et à faire sentir notre présence encore plus à la prochaine assemblée de la FCM. »

La FCM est l’organisation parapluie nationale des municipalités qui coordonne, entre autres, une réponse municipale collective aux initiatives fédérales comme le « Nouveau pacte pour les villes et les collectivités ». Des élus de conseils municipaux de tout le pays y participent pour représenter leurs collectivités aux comités et instances politiques de la FCM. Des gestionnaires municipaux participent aussi à l’assemblée, ce qui offre au SCFP une excellente occasion de faire valoir son point de vue et de défendre ses idées.

Le SCFP, qui représente la majorité des travailleurs municipaux au pays, est venu à l’assemblée de la FCM dans la foulée de sa toute première rencontre nationale des travailleurs municipaux. L’élan de cette réunion de Toronto a porté les membres, la direction et le personnel du SCFP jusqu’à la conférence de la FCM où, à chaque occasion, ils ont parlé d’investissements publics dans nos collectivités.

Paul Moist était accompagné du secrétaire-trésorier national Claude Généreux, du président du SCFP de la C.-B. Barry O’Neill, du président du SCFP-Saskatchewan Tom Graham et du président du SCFP de Terre-Neuve et Labrador Wayne Lucas, qui faisait office d’hôte et de guide. Mais surtout, les dirigeants étaient avec les membres de plusieurs sections locales municipales, dont des travailleurs municipaux d’Edmonton et de Winnipeg, venus à St. John’s pour sensibiliser les délégués aux préoccupations du secteur public dans le cadre d’ateliers et de discussions en panel, dans les corridors, aux réceptions et à d’autres activités sociales.

Des centaines de conseillers municipaux et d’autres de tout le pays ont visité le stand d’information du SCFP sur la « Campagne pour fortifier nos collectivités » afin de se renseigner davantage sur l’importance de conserver la nature publique des investissements. Les membres ont aiguisé leur sens critique tout en démythifiant les messages résolument optimistes des élus libéraux, sachant très bien que le « Nouveau pacte pour les villes » du gouvernement fédéral a encore du chemin à faire pour devenir une bonne affaire pour nos collectivités. [cliquez ici pour connaître le point de vue du SCFP sur le « Nouveau pacte »].

Le week-end ne s’est pas déroulé sans controverse. La dernière journée, il y a eu une discussion en panel sur les PPP où les défenseurs des PPP étaient représentés en nombre disproportionné, incluant le conseiller en communications qui a tenté d’en mettre plein la vue aux résidents de Halifax pour qu’ils acceptent le controversé nettoyage en PPP du port de Halifax. Il s’est plaint que son travail de vendeur était rendu « plus difficile » par la campagne du SCFP contre la privatisation de l’eau – ce qui signifie que le plus grand syndicat du Canada fait bien son travail.

Mais l’énorme déséquilibre dans la composition du panel a incité Derek Corrigan, maire de Burnaby et membre du conseil de la FCM, à se plaindre très publiquement de la partialité du panel et à inviter sa propre organisation à assurer un meilleur équilibre aux futurs rassemblements. Paul Moist en a fait autant et a permis à des perspectives plus critiques de gagner du terrain à la FCM dans le dossier des PPP. Sur une note plus positive, les gens qui ont participé à la séance et qui voulaient voir les deux côtés de la médaille se sont arraché les exemplaires du dernier rapport de la Coalition de la santé de l’Ontario qui documentait les défauts, les échecs et les abandons de 100 PPP au Canada, au Royaume-Uni et en Australie.

Il y a eu beaucoup d’autres faits saillants pendant le week-end, mais le plus brillant a sans doute été le fait que la visibilité du plus grand syndicat du Canada à cet important rassemblement national a grandi. Il est déjà question de mousser cette présence à la prochaine assemblée annuelle de la FCM à Montréal.

Plus de 400 conseillers municipaux, maires et gestionnaires ont participé à un tirage organisé par le SCFP et beaucoup ont demandé à être tenus au courant des perspectives du SCFP sur les dossiers municipaux.

Le président national Paul Moist a accordé plusieurs entrevues aux médias, dont à la CBC de St John’s et à la célèbre station radiophonique de « lignes ouvertes » de la ville, VOCM. À deux reprises, M. Moist a clairement expliqué le point de vue du SCFP sur l’importance des investissements publics et les dangers de la privatisation par les PPP.

Et, bien sûr, l’immense hospitalité des Terre-neuviens était au rendez-vous. Des travailleurs syndiqués de l’hôtel Delta (où avait lieu l’assemblée de la FCM), qui nous ont apporté une aide immense, aux historiens locaux-chauffeurs de taxi, les visiteurs ont été accueillis chaleureusement.

Mais c’est à une réception organisée par le président du SCFP de Terre-Neuve et Labrador, Wayne Lucas, que cette hospitalité a été la plus évidente. Les membres de la région de St. John’s ont rencontré Paul Moist et le personnel du bureau national pour échanger des stratégies, des rires et peut-être même une petite gorgée de bière.