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Dans son dernier budget, le gouvernement libéral de l’Ontario a repris le flambeau des conservateurs provinciaux en annonçant un plan qui accorde une place privilégiée au financement privé et aux PPP pour les routes, les centres de loisirs, les écoles, le transport en commun, les ponts, les hôpitaux et les systèmes d’eau de la province.

Les libéraux qualifient maintenant les PPP de « nouveaux modèles de financement et d’approvisionnement ». Mais peu importe le nom qu’on leur donne, l’objectif est d’avoir recours à de l’argent privé – incluant celui des caisses de retraite des travailleurs – pour financer des projets d’infrastructure critiques en PPP. En bout de ligne, les projets coûteront plus cher, car le coût plus élevé de l’emprunt privé se conjuguera à la recherche de profits pour faire grimper la facture.

Le SCFP croit que les caisses de retraite doivent jouer un rôle dans le renouvellement de l’infrastructure, mais il est clair que l’investissement doit être réservé à des projets publics. Engloutir l’argent des caisses de retraite dans des projets de PPP équivaut « à jouer nos fonds de retraite sur des projets risqués », affirme Sid Ryan, président du SCFP Ontario.

Les libéraux ontariens ont fait campagne contre les PPP pendant les élections provinciales de 2003. Mais une fois élus, ils ont fait une volte-face radicale, d’abord en permettant l’achèvement de deux hôpitaux en PPP et, maintenant, avec l’actuel budget qui prévoit rebâtir l’infrastructure en PPP.

Le ministre provincial de l’Infrastructure, David Caplan, tente de minimiser le rôle des PPP. Par contre, il a déclaré dernièrement à un déjeuner-causerie de la Chambre de commerce que son gouvernement
« cherchera énergiquement des occasions de collaboration avec le secteur privé pour la construction et le financement de l’infrastructure publique ».

Compte tenu des projets du gouvernement en matière d’infrastructure provinciale, la création d’une fiducie conjointe pour le Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS) prend une importance accrue. Les membres du SCFP forment près de la moitié des participants à ce régime de retraite. Le SCFP Ontario continue la lutte pour la création de la fiducie conjointe et coordonne ses efforts avec ceux des membres des régimes de retraite des enseignants et des travailleurs d’hôpitaux pour empêcher que les fonds des régimes n’aillent aux PPP.

En outre, le SCFP Ontario vient de publier un sondage qui montre que la plupart des résidents de l’Ontario veulent que ce soit le gouvernement, et non des entreprises privées, qui offrent les services publics. Visitez www.cupe.on.ca pour voir les résultats complets du sondage.