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Les membres du Conseil des Autochtones du SCFP veulent s’attaquer au racisme au travail

 

Donna Dickison, travailleuse en soins de longue durée, aura eu besoin de beaucoup de temps pour ne plus avoir honte d’être Indienne, mais une fois que ce fut fait, rien ne pouvait l’arrêter.

Donna est membre du Conseil des Autochtones du SCFP et elle veut voir le Conseil éduquer les gens au travail et dans la société pour respecter et comprendre les Autochtones. Elle souhaite également aider d’autres Autochtones à apprendre à être fiers de leur héritage.

 

Elle s’active à parler aux jeunes dans les écoles sur les questions du racisme. « On me demande de rencontrer les étudiantes et étudiants et je leur dis à quel point il est important de savoir qui ils sont », a-t-elle dit. Elle a redécouvert son identité en tant qu’Indienne en se joignant au Réseau d’action des femmes autochtones (AWAN), un groupe de Vancouver créé en 1995.

 

« J’ignorais complètement qui j’étais et en me joignant au réseau, avec des femmes autochtones, cela m’a aidé à me redécouvrir », a-t-elle dit. À partir de là, elle a également participé aux activités de son syndicat, le Syndicat des employés d’hôpitaux, la division des services de santé du SCFP en Colombie-Britannique.

« Il y a beaucoup de racisme au travail, a-t-elle dit. Mais les gens se mettent la tête dans le sable et disent qu’il n’y a pas de racisme. Nous devons les éduquer à l’effet que le racisme existe et qu’on doit l’éliminer.»

 

Randy Saint-Denis est d’accord que l’éducation au travail est la clef. Membre de la section locale 59 du SCFP de la Saskatchewan, il est coprésident du Conseil, avec Joanne Foote, une autre travailleuse des soins de longue durée du SEH.

 

« Nous devons continuer à être positifs », a-t-il dit. Mais notre objectif doit être d’éli-miner le racisme partout où il existe. Nous devons régler la question de l’ignorance en matière de racisme au travail et partout ailleurs. »

 

Une façon de le faire est par le biais de projets d’embauche, de dire Randy. Par exemple, le SCFP-Saskatchewan signera une telle entente, en juin, avec le ministère provincial des Affaires intergouvernementales.

 

Avec ce projet, le gouvernement s’est engagé à utiliser les services des entreprises qui ne font aucune discrimination à l’endroit des Autochtones avec leurs politiques et leurs pratiques d’embauche. Randy souhaite que des ententes semblables soient signées avec d’autres ministères, en commençant peut-être avec le ministère de la Santé. Idéalement, il aimerait que cela se produise le 21 juin, Journée nationale des Autochtones

 

Atelier pour les premières nations

 

Une autre étape pour s’attaquer au racisme a été l’atelier du caucus des premières nations qui a eu lieu du 5 au 7 mai à Terrace (C.-B.). L’objectif de l’atelier était de créer des sections locales individuelles, au sein de plusieurs sections locales, pour les premières nations du Nord-Ouest.

 

« Nous avons beaucoup travaillé pour exposer le racisme et nous avons collaboré aux luttes majeures contre le racisme », de dire Fred Loft, vice-président à la diversité du SCFP. Fred a été un des fondateurs du Conseil, en 1997, lorsqu’il a été formé à la suite de la conférence Unité du SCFP. « Mais le Conseil est toujours à la recherche d’un grand objectif pour son travail. »

 

Fred Loft s’inquiète du fait qu’un plus grand nombre de membres autochtones du SCFP ne s’identifient pas comme tels. Il n’y a aucun membre de la région des Maritimes et de l’Atlantique au sein du Conseil, par exemple. « Je dis depuis des années qu’il est temps qu’ils se manifestent, a-t-il dit. Ils doivent du moins commencer à venir aux réunions du Conseil. »

 

L’atelier de la C.-B. avait pour objectif, en partie, de trouver les obstacles auxquels les Autochtones sont confrontés dans leur participation au processus décisionnel au SCFP. « Nous voulions savoir ce que ces personnes connaissent du SCFP, ce que sont leurs sentiments, pourquoi elles ne s’affichent pas », de dire Fred Loft.

 

Pour lui, l’atelier de Terrace est comme la « naissance des ateliers Pour mieux s’orga-niser dans nos propres rangs pour les premières nations. L’intention est de modifier celui-ci afin qu’il réponde aux besoins de chaque province. C’est important étant donné les différentes cultures autochtones. »

 

« Nous sommes encore des étrangers les uns face aux autres et c’était un des principaux objectifs du Conseil lorsqu’il a d’abord été créé : montrer qu’il y a de la place au sein de notre syndicat pour les Autochtones, de dire Fred Loft. Mais si nous n’allons pas de l’avant pour montrer que nous sommes des activistes engagés, alors il ne se passera rien. »

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire des Autochtones, leurs préoccupations et leurs traditions, écrivez au Conseil des Autochtones du SCFP, a/s Service de l’égalité du SCFP. Consultez le site à l’adresse suivante www.scfp.ca pour des renseignements en ligne sur les autochtones.

 

Ron Verzuh