Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.
« C’est un grand jour pour notre grand syndicat », de s’exclamer Fred Hahn de la section locale 2191 du SCFP, à la suite de la création de deux nouveaux postes à la diversité au Conseil exécutif national.

Les personnes déléguées au Congrès national de 1999 ont approuvé un amendement statutaire pour créer deux nouveaux postes à la diversité au CEN.

Les deux personnes élues pour combler les postes sont Marie Clarke Walker, une travailleuse de couleur de la section locale 4400 du SCFP, et Fred Loft, un travailleur autochtone de la section locale 5 du SCFP.

Suivant le vote au congrès, la présidente nationale Judy Darcy a dit : « C’est une journée historique, une journée dont toutes les personnes membres du SCFP peuvent être fières. Les travailleuses et travailleurs de couleur, les membres autochtones, les gens qui ont un handicap, les gais et lesbiennes doivent toutes et tous savoir qu’ils ont leur place dans notre grand syndicat. »

Fred Loft, un militant de longue date au syndicat des cols bleus de Hamilton, a dit qu’il attendait cette journée-là depuis vingt ans.

D’ajouter M. Loft, « c’est un pas de géant pour notre syndicat. Maintenant, quand les membres du SCFP de la communauté autochtone examineront leur leadership national, elles et ils se verront. Ces personnes verront qu’elles appartiennent au syndicat. ».

Un des membres du premier Comité arc-en-ciel du SCFP, M. Loft dit qu’il était enthousiaste quand les deux nouveaux sièges ont été adoptés au congrès.

Il réfère aux premiers jours du SCFP quand le syndicat était dominé par les hommes. « Les gens ont peur du changement, de dire Fred Loft. Regardez le SCFP aujourd’hui. Plus de la moitié de nos membres sont des femmes tout comme nos deux dirigeantes nationales. »

Pour Marie Clarke Walker, les deux nouveaux sièges représentent le fait que le SCFP est prêt à « se regarder

de l’intérieur ». D’ajouter

Mme Walker, « on est bon pour faire des changements à l’extérieur, c’est ce qui fait que nous sommes de bons syndicalistes. Mais nous ne sommes pas aussi bons à faire des changements internes.

« En créant ces deux postes, nous disons qu’il y a des obstacles systémiques et que le SCFP, en tant qu’organisation, est prêt à les confronter », d’ajouter

Mme Clarke Walker.

Une éducatrice adjointe auprès des enfants qui ont des besoins particuliers au

Conseil scolaire de Toronto, Marie Clarke Walker dit que la percée au congrès a été rendue possible grâce à « un effort incroyable fait par tout un groupe de personnes venant de différents comités qui ont

travaillé ensemble pour un objectif

commun. »

En tant que coprésidente du Comité national du triangle rose, Màire Kirwan, de la section locale 3966 du SCFP, ne pouvait être plus enthousiaste à la suite de l’adoption de la proposition créant les deux sièges à la diversité.

Elle a dit : « Cela mène notre syndicat à un autre niveau. Non seulement avons-nous un nouveau niveau de représentation mais il dit aux travailleuses lesbiennes et aux travailleurs gais que notre syndicat veut réellement s’assurer que toutes nos voix sont entendues.

« Je comprends les personnes qui avaient des réserves au sujet de ces changements mais je crois sincèrement qu’avec le temps les gens viendront à apprécier ce que ces sièges représentent vraiment », a-t-elle ajouté.

 

John McCracken

 

 

Combattre le racisme au travail

Combattre le racisme au travail sera une des priorités du SCFP, à la suite de l’adoption d’un énoncé de politique au Congrès national.

« Aussi longtemps que nous permettrons le racisme dans nos milieux de travail, nous affronterons nos ennemis, divisés et affaiblis », pouvait-on lire dans l’énoncé de politique.

« Pendant des siècles, on a utilisé le racisme pour générer des profits faramineux en perpétuant les ‘ghettos d’emplois’ et les taux de salaires et conditions de travail différents. »

L’énoncé est enraciné dans l’idée que le racisme est une question de classe ouvrière. Pour combattre le racisme au travail, le SCFP :

 

     

  • Identifiera et appuiera les sections locales qui sont sur la ligne de feu pour combattre le racisme

     

  • Luttera contre le racisme systémique en utilisant les mesures légales et législatives

     

  • Fera du recrutement des personnes de couleur et des Autochtones une priorité

     

  • Inscrira la lutte contre le racisme au programme des négociations

     

  • Élaborera un cours de lutte contre le racisme pour les membres, la direction et le personnel