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En réponse à la dénonciation publique, dans laquelle le SCFP de l’Alberta a joué un rôle important, Ralph Klein a retiré pour la deuxième fois le projet de loi 37. S’adressant aux médias pour expliquer la raison du retrait du projet de loi, M. Klein a spécifiquement mentionné les campagnes du SCFP.

Le projet de loi 37 aurait donné au ministre de la Santé le pouvoir d’approuver la création d’hôpitaux privés dans le calme de son bureau.

 

Mais ce n’est que la fin du deuxième tour. Le premier ministre vient de nommer un comité, formé essentiellement de « petits » conservateurs parmi lesquels deux anciens députés conservateurs de l’Alberta, afin de ficeler et de vendre la loi à la population albertaine.

 

Le projet de loi 37 est apparu pour la première fois à la session du printemps de la législature de l’Alberta. Des groupes de toute la province, dont des syndicats n’ont pas tardé à réagir. À la suite d’une campagne efficace d’envoi de lettres, le gouvernement a dû retirer son projet de loi. Mais au cours de l’été, il est devenu clair que Ralph Klein avait l’intention de présenter à nouveau le projet de loi et qu’il invoquerait la fin de la session parlementaire pour le faire adopter.

 

Le SCFP de l’Alberta a compris qu’une deuxième campagne d’envoi de lettres n’aurait pas été suffisante. En septembre, avec l’aide et l’appui du SCFP national, la Division de l’Alberta a élaboré un projet pour une grande campagne publique.

Le projet devait commencer par un sondage d’opinion. Il était important de déterminer où se si-tuait la population albertaine sur la question de la privatisation des hôpitaux et des soins de santé. Comme on s’y attendait, on s’opposait généralement à la privatisation des soins de santé mais dix années de coupures et de propagande de droite avaient engendré la frustration chez les gens pour ce qui est des soins de santé.

 

Au fur et à mesure que le sondage se déroulait, on a distribué dans toutes les sections locales du SCFP une carte postale d’information sur les hôpitaux privés avec une partie détachable destinée à être envoyée au premier ministre Klein. La réponse aux cartes a été immédiate et massive.

 

« Il ressort clairement du sondage que si nous voulons faire échec à ce projet de loi, nous devrions expliquer franchement comment les hôpitaux à but lucratif pro-fitent de la souffrance pour augmenter les coûts », de dire le président du SCFP de l’Alberta Terry Mutton.

 

À la mi-octobre, environ un mois avant l’ouverture de la session d’automne de la législature, des panneaux publicitaires du SCFP pour dénoncer le projet de loi 37 ont fait leur apparition un peu partout dans la province. Ces derniers ont été suivis, au début novembre, par quatre semaines de messages radio-diffusés. Puis immédiatement après la présentation du projet de loi devant la Chambre, des messages imprimés sont apparus dans les cinq plus petites ville de la province suivis d’un supplément de quatre pages sur les hôpitaux privés pu-blié à Calgary et à Edmonton.

 

Pendant la session, chaque député a reçu un exemplaire des résultats du sondage ainsi qu’un mémoire et des copies de chaque message paru dans les journaux. De plus, la leader du NPD Pam Barrett a remis à Ralph Klein, au nom du SCFP, plusieurs milliers de cartes postales recueillies par les sections locales du SCFP.

« Le soutien que nous avons reçu de nos membres et de gens inquiets en Alberta, des dirigeantes nationales et de notre personnel a été crucial pour forcer Ralph Klein à retirer ce projet de loi pour la deuxième fois », de préciser Terry Mutton.

« Bien que cette victoire ait été importante, la lutte pour l’assurance-maladie est loin d’être finie, a-t-il ajouté. Nous sommes pleinement convaincus que Ralph Klein tentera de présenter le projet de loi 37 à nouveau sous une forme ou une autre. Mais si nous pouvons transmettre le message que l’assurance-maladie est toujours en péril, je crois que nos membres et la population s’opposeront de nouveau au programme gouvernemental des soins de santé. »

 

Ron Lévesque