Lou Arab | SCFP Communication 

L’Université d’Athabasca, l’un des plus grands établissements de formation à distance au Canada, passera d’un modèle de « tutorat », qui permet aux étudiants de faire appel à un expert universitaire pour toutes leurs questions, à un modèle de « centre d’appels », en vertu duquel les étudiants parleront à une nouvelle personne chaque fois qu’ils auront besoin d’aide. 

« L’Université d’Athabasca dévalue ses programmes et nuit à sa réputation en imposant un modèle de centre d’appels. Ce choix mènera à une réduction des normes d’enseignement pour ces cours. Il ne s’agit pas seulement de dire si la réponse fournie est bonne ou mauvaise», a déploré le porteparole de la section locale 3911 du SCFP, Ronnie Joy Leah.

Les membres de la section locale 3911 ont créé un site et demandent aux membres de la communauté universitaire et au public de faire pression en faveur de meilleures normes d’enseignement.

Imaginez suivre un cours où vous ne rencontrez jamais votre professeur et où chaque fois que vous demandez de l’aide, c’est une nouvelle personne qui répond à vos questions. Imaginez que la personne qui note votre dernier travail n’est pas la même que celle qui a noté le dernier test, ni celle qui a répondu à votre question au sujet de la documentation, elle-même différente de la personne qui a répondu à vos questions précédentes au sujet de la documentation, et de la personne qui vous fournit des explications sur votre note finale.

C’est pourtant ce scénario que vivront les étudiants d’Athabasca. Et ce n’est pas une sinécure pour le personnel non plus. Les tuteurs de l’Université d’Athabasca, qui étaient payés en fonction des blocs d’étudiants qu’ils desservaient, doivent maintenant faire du travail à la pièce et inscrire chaque interaction avec les étudiants à la minute près et facturer en conséquence.

Sur ce site internet vous trouverez une carte postale électronique que vous pouvez envoyer aux représentants universitaires et gouvernementaux en quelques clics de souris.