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Saskatchewan : échec des pourparlers

le 27 janvier 2010 6 h 11
 

Les discussions de conciliation menées au nom de 25 000 travailleuses et travailleurs de la santé de la province ont échoué cet après-midi lorsque le gouvernement de la Saskatchewan et l’Association des organisations de santé de la Saskatchewan (SAHO) ont présenté une offre « à prendre ou à laisser » au conciliateur Doug Forseth et annulé les dates fixées pour les négociations, pour ensuite communiquer avec les médias.

Les représentants des trois syndicats des travailleuses et travailleurs de la santé ont été profondément déçus par l’attitude des employeurs, affirmant qu’elle était le signe d’un total manque de respect à l’égard de celles et ceux qui assurent les services dans le réseau de la santé. « Pouvez-vous imaginer qu’ils traitent ainsi le personnel enseignant ou le personnel infirmier ? » demande Gordon Campbell, président du Conseil de la santé.

Jeudi dernier, les syndicats des travailleuses et travailleurs de la santé avaient présenté une nouvelle offre de règlement au conciliateur Doug Forseth. La SAHO et les employeurs ont dit qu’ils répondraient aujourd’hui, soit une semaine plus tard.

Mais plutôt que de donner une réponse, les employeurs ont présenté une offre finale, une offre qui accroît l’offre salariale d’un maigre 0,1 pour cent (à 9,5 pour cent sur quatre ans) et qui est remplie d’exigences de concessions.

« C’était une véritable mascarade. Le gouvernement de la Saskatchewan et la SAHO ne sont venus à ces discussions que pour y faire acte de présence, selon M. Campbell. Ils n’étaient absolument pas intéressés à résoudre les enjeux en litige et à en arriver à un règlement. »

Barbara Cape, présidente du UIES-Ouest, croit que le gouvernement de la Saskatchewan doit être tenu responsable du fait qu’aucune solution n’a encore été proposée pour les problèmes de recrutement et de maintien en poste du personnel, des problèmes qui ont des répercussions sur la mise en œuvre du modèle de santé « Patient First » (« Le patient d’abord ») et ce, après 17 mois de négociations.

« Le gouvernement du Sask Party a fait en sorte que nos consœurs et confrères du Syndicat des infirmières et infirmiers de la Saskatchewan, avec qui nous travaillons, reçoivent une généreuse offre après deux mois de négociations, selon Mme Cape. Pourtant, ils insistent toujours pour que nos membres acceptent une offre financière insultante et d’importantes concessions. »

Les 25 000 travailleuses et travailleurs de la santé de la province attendent leur nouvelle convention collective depuis bientôt deux ans. Ce sont notamment les aides aux besoins spéciaux, les infirmières auxiliaires autorisées, le personnel des services de l’alimentation, de la blanchisserie, de l’entretien et des activités, de la maintenance, du travail de bureau et de l’urgence médicale, les technologues de la thérapie et du diagnostic et le personnel des loisirs.

Bonnie Erickson, présidente du comité de négociation du SGEU, associe l’attitude arrogante des employeurs à la loi sur les services essentiels. « La loi a donné tous les pouvoirs aux employeurs, qui n’ont que peu d’intérêt à trouver des solutions à nos problèmes au travail. »

Les trois syndicats, qui ont de solides mandats de grève, prévoient tenir des assemblées de leurs membres au cours des prochaines semaines afin de discuter des moyens à prendre pour obtenir des règlements équitables.

Le Conseil de la santé du SCFP représente 12 600 travailleuses et travailleurs de la santé dans cinq régions sanitaires, l’UIES représente 11 000 membres dans quatre régions sanitaires et le SGEU en représente 2 000 dans trois régions sanitaires.

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Renseignements:

Gordon Campbell 306 539-0661                                                                                    Barbara Cape 306 631-4713                                                                                         Bonnie Erickson 306 541-3549