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Dernier rapport sur la FCM de 2007

le 5 juin 2007 1 h 06
 

La présence du SCFP à la conférence annuelle de la Fédération canadienne des municipalités de 2007 s’est avérée très profitable à tous points de vue.

Pour nous, l’activité a commencé par une conférence de presse visant à expliquer les pièges d’ententes comme l’Accord sur le commerce, l’investissement et la mobilité de la main-d’œuvre (TILMA) entre l’Alberta et la Colombie-Britannique. Puis, des centaines de personnes sont arrêtées au stand du SCFP et ont discuté avec les dirigeants nationaux et le personnel du SCFP, en plus de prendre des documents de recherche produits par le SCFP. Enfin, plus de 400 membres sont venus à une réception offerte par le SCFP au cours de laquelle le nom du gagnant du grand prix du SCFP de cette année a été annoncé.

Félicitations à Bradley MacLeod, conseiller de la municipalité du district de Guysborough, en Nouvelle-Écosse, qui pourra se rendre n’importe où en Amérique du Nord, gracieuseté du SCFP et de Voyages WE. De plus, le SCFP paiera l’échange de carbone, un petit geste posé pour soutenir les efforts de recherche sur le changement climatique.

Justement, les représentants du SCFP à la FCM ont remarqué que l’enjeu qui a dominé les séminaires, conversations, séances d’étude et discussions à la conférence de la FCM de cette année était l’environnement et le changement climatique.

Comme l’a souligné David Miller, maire de Toronto, les administrations locales sont aux premières lignes dans ce dossier et sont bien placées pour jouer un rôle de leadership dans les efforts entrepris pour protéger l’environnement. David Miller a mentionné le large éventail de mesures prises par Toronto pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer l’environnement.

Par exemple, le Toronto Atmospheric Fund (Fonds de Toronto pour l’atmosphère) a financé des centaines de projets pour combattre le changement climatique et améliorer la qualité de l’air. Ces initiatives ont d’ailleurs permis à la ville d’économiser près de 3 millions $ par année, de créer des centaines de bons emplois, de réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de 200 000 tonnes et d’améliorer la qualité de l’air. Ce fonds a aussi servi de modèle au Clinton Climate Change Fund.

« C’est une situation hyper-gagnante », a déclaré le maire Miller à propos des initiatives pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le SCFP a aussi parlé à deux maires de villes qui subissent directement les effets du changement climatique.

Le maire Nate Bello a vu les forêts entourant Quesnel, en Colombie-Britannique, dévastées par le dendroctone du pin qui se répand à cause des hivers plus chaud. La valeur des arbres détruits dans la province est estimée à près de 10 milliards $. La dévastation a créé beaucoup d’emplois à court terme, pour couper et traiter les arbres morts, mais une fois cela fait, jusqu’à 4000 emplois seront menacés – sur une main-d’œuvre totale de 12 000.

Nate Bello et les conseillers de Quesnel recherchent très activement d’autres possibilités à la fine pointe de la technologie, comme des raffineries de biodiesel, pour créer de nouveaux emplois, améliorer l’environnement et préserver les services publics.

La mairesse Elisapee Sheutiapik a parlé des nombreux effets qu’a eus le changement climatique dans sa ville arctique d’Iqaluit.

Le réchauffement de la planète a commencé à affaiblir le pergélisol, la fondation sur laquelle reposent les maisons, les édifices, les canalisations d’eau et d’autres infrastructures. À cause des hivers plus courts et de la diminution de la glace, les chasseurs inuits ont plus de difficulté à trouver leur nourriture traditionnelle, ce qui peut entraîner une hausse des problèmes de santé.

La ville a créé une subdivision du logement durable qui est beaucoup plus écologique, qui s’adapte mieux aux effets du changement climatique et qui respecte les traditions culturelles des Inuits. La communauté recherche aussi activement de nouvelles possibilités, comme la construction d’un port en eau profonde. Les artistes locaux et d’autres pourront ainsi vendre leurs produits et articles aux passagers des navires de croisière qui sillonnent en nombre croissant les eaux arctiques.