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Le Nouveau Pacte pour les villes de Paul Martin est mauvais pour les collectivités locales, selon le SCFP

le 28 mai 2004 3 h 04

EDMONTON – Paul Martin a répété sa sempiternelle promesse d’augmenter le financement destiné aux villes et villages, mais les grands gagnants seront sans doute les entreprises, selon le syndicat qui représente les travailleuses et travailleurs municipaux du Canada.

« Si nous pouvons croire les libéraux, il y aura plus d’argent pour les villes et les villages, a affirmé Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique. Mais les libéraux ont dit que l’argent destiné aux transports en commun, à l’eau et aux routes devait être lié aux prétendus “partenariats public-privé” qui donnent le contrôle aux entreprises et leur assurent d’immenses profits, tout en laissant les collectivités se débrouiller avec l’augmentation des coûts. »

M. Moist réagissait au dernier élément de la plateforme du Parti libéral, annoncé ce matin à Edmonton par le premier ministre Paul Martin, qui s’adressait à la Fédération canadienne des municipalités.

« M. Martin parle du soutien aux collectivités, mais son gouvernement a obligé les municipalités à entreprendre des projets conjoints avec le secteur des affaires, même lorsque ces co-entreprises font grimper les coûts et réduisent le contrôle local », a soutenu M. Moist.

« S’il voulait vraiment traiter les municipalités comme de véritables partenaires, il ne les obligerait pas à se tourner vers le secteur privé pour financer, gérer et exploiter des services que les municipalités peuvent faire fonctionner mieux – et à moindre coût – elles-mêmes. »

Paul Martin a répété aux villes qu’il leur offrirait une partie de la taxe sur les carburants, promettant que d’ici les prochaines élections fédérales, elles recevraient cinq cents le litre. Il a également promis plus de financement pour le logement. Encore une fois, une bonne partie de ce financement est lié à la participation des provinces ou des partenariats public-privé (P3).

« Nos villes et nos villages possèdent les connaissances et l’expérience voulues pour offrir des services de haute qualité. Elles manquent seulement de ressources. Nos villes n’ont pas besoin de promesses de financement, pour ensuite se faire dire qu’elles doivent les lier à la création d’occasions d’affaires pour les entreprises. »

Résumant sa réaction à l’annonce, M. Moist a dit : « C’est un peu chambranlant comme élément clé de la plateforme de Paul Martin. »

Le SCFP est le plus grand syndicat du Canada. Il représente un demi-million de membres, dont 120 000 travailleuses et travailleurs municipaux.

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Pour information :
Paul Moist, président national du SCFP (613) 558-2873 (cell.)
Robert Fox, communications du SCFP (613) 795-4977 (cell.)