Les compressions imposées par Harper entraîneront des troubles sociaux, affirme un leader syndical
le 14 juin 2004 12 h 31(OTTAWA) Les compressions prévues par Stephen Harper pourraient mener à des troubles sociaux dans l’ensemble du pays, incluant chez les syndicats, a affirmé aujourd’hui le dirigeant du plus grand syndicat du Canada.
Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), soutient que le programme conservateur contient un déficit intégré de 11,4 milliards de dollars.
« Dans quoi Stephen Harper devra-t-il sabrer pour respecter ses promesses d’accroissement des dépenses militaires et de baisses d’impôts ? a demandé Paul Moist. Les travailleuses et les travailleurs d’un bout à l’autre du pays ont vu ce que ce type de gouvernement mesquin peut faire. De Gordon Campbell, en Colombie-Britannique, à Danny Williams, à Terre-Neuve, en passant par Jean Charest, Ralph Klein et l’héritage de Mike Harris, les membres du SCFP ont vu la douleur que ce genre de plan économique sans scrupule peut infliger – et ils ne l’accepteront pas », a averti M. Moist.
Paul Moist faisait référence à une analyse indépendante des programmes des principaux partis publiée la semaine dernière par le Centre canadien des politiques alternatives. L’analyse conclut que la plateforme conservatrice de réduction des dépenses et des impôts entraînera un déficit de plus de 11 milliards de dollars sur cinq ans.
M. Moist a demandé si Stephen Harper était prêt à risquer l’agitation sociale et ouvrière.
« Nous savons par expérience ce que représente le programme de Stephen Harper : la réduction des services et les attaques lancées contre les emplois et les salaires du secteur public, l’augmentation de la privatisation et les menaces à la libre négociation collective », a souligné Paul Moist
« Les travailleuses et travailleurs du secteur public – dont la plupart sont des femmes qui offrent des services publics vitaux sur lesquels compte chaque jour la population canadienne – se sentent déjà attaqués, a souligné Paul Moist. Avec un gouvernement Harper, leurs droits et leurs emplois seront encore plus menacés. Je peux vous affirmer que nos membres ne resteront pas les bras croisés pendant que les services seront découpés et que leurs droits seront réduits à néant. »
M. Moist a parlé des grèves provinciales menées par les travailleuses et travailleurs du secteur public de Terre-Neuve et celles et ceux de la santé de la Colombie-Britannique, ainsi que des tensions croissantes au Québec et dans d’autres provinces.
« Nos membres s’efforcent chaque jour de répondre aux besoins des patients, de garder nos collectivités sûres et d’assurer une éducation de qualité à nos enfants. Ils veulent un parti qui s’engage à renforcer les services publics – pas à les réduire aveuglément », a ajouté Paul Moist.
« Pour diriger un pays comme le Canada, il vous faut une vision de ce que vous construirez, pas de ce que vous détruirez. Nous voulons un leader qui rassemblera le pays, pas quelqu’un qui provoquera l’agitation sociale et favorisera les divisions », de conclure M. Moist.
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Pour information :
Paul Moist, Président national du SCFP, (613) 558-2873 (cell)
David Robbins, Service des communications du SCFP, (613) 237-1590, poste 268, (613) 878-1431 (cell)

