Les partenariats public-privé (PPP) : un désastre international
le 7 avril 2005 1 h 04OTTAWA – Un nouveau rapport dévoile 100 exemples de projets d’infrastructure boiteux, ratés ou abandonnés qui ont eu recours au modèle de privatisation des « partenariats public-privé » (PPP) au Canada, en Australie et au Royaume-Uni, déboulonnant ainsi les prétentions exagérées des partisans des PPP.
Le rapport est publié dans un contexte où tous les paliers de gouvernements s’entêtent à vouloir privatiser les hôpitaux, les routes et les écoles par des PPP, qui sont des ententes à long terme conclues avec des entreprises privées de financement et de services.
« Tous les gouvernements sont moralement et fiscalement responsables de cesser d’encourager ce modèle de financement plein de lacunes, affirme le président national du SCFP, Paul Moist. Le gouvernement fédéral doit faire preuve de leadership et veiller à ce que le ‘nouveau pacte’ pour les villes favorise l’investissement public et non la privatisation par les PPP. »
« Flawed, Failed, Abandoned: 100 P3s, Canadian & International Evidence »Boiteux, ratés, abandonnés : 100 PPP, les faits au Canada et ailleurs dans le monde), présente des projets de PPP douteux dans les secteurs de la santé, des municipalités et de l’éducation et fournit des exemples provenant des provinces canadiennes de même que de l’Australie, de l’Angleterre, de l’Écosse et du pays de Galles. Il fait état d’une litanie de dépassements de coûts, de litiges, de faillites, de désastres écologiques et de constructions de piètre qualité. Beaucoup de PPP ont été carrément abandonnées lorsque les conditions inacceptables exigées par les entreprises à but lucratif sont devenues évidentes.
Paul Moist souligne que les PPP ne servent qu’à s’approprier des ressources qui seraient autrement consacrées aux services publics.
« En poursuivant la privatisation par les PPP dans les secteurs de la santé et des municipalités, entre autres, nous ne faisons qu’affaiblir les services publics et détourner les rares ressources vers les coffres de multinationales qui veulent mettre la main sur des profits garantis par les contribuables », poursuit M. Moist.
Le rapport a été rédigé par Natalie Mehra, de la Coalition ontarienne de la santé, avec la collaboration de la Coalition de la santé de la C.-B., de la Coalition canadienne de la santé, du Conseil des Canadiens, du Syndicat canadien de la fonction publique, des Amis de l’assurance-maladie-Alberta et du Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public.
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Contacts : Paul Moist, président national, cell. (613) 558-2873; Claude Généreux, secrétaire-trésorier national (porte-parole francophone), cell. (613) 794-8395; David Robbins, communications du SCFP, cell. (613) 878-1431
Flawed, Failed, Abandoned: 100 P3s, Canadian & International Evidence, (disponible en anglais seulement)
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