PEMBROKE, ONT. — Aujourd’hui, le SCFP a posé publiquement la question suivante : comment se fait-il que l’Hôpital régional de Pembroke soit prêt à confier, pendant cinq ans, la stérilisation de ses instruments chirurgicaux à SteriPro, alors qu’au moins un établissement d’importance représentant trois grands hôpitaux torontois a résilié son contrat avec la même entreprise ?

Trillium Health Partners, qui totalise 1250 lits et plusieurs blocs opératoires, a choisi, après quatre ans seulement, de mettre un terme à son contrat de dix ans avec SteriPro et de ramener en interne les tâches de stérilisation des instruments. L’établissement a évoqué des problèmes de qualité pour justifier sa décision.

« Il y avait encore du sang et des matières osseuses sur les instruments à leur retour, explique le président du SCFP 5180, Joe Ricci. L’Hôpital régional de Pembroke a-t-il pris la peine d’interroger Trillium ? Je sais que la section locale d’ici lui a demandé de le faire. S’il l’a fait, je ne comprends pas pourquoi il a accordé ce contrat. » Le SCFP 5180 représente du personnel chez Trillium Health Partners et SteriPro.

Le SCFP a effectivement demandé à l’Hôpital régional de Pembroke de mener une enquête sur la qualité du travail de SteriPro ou d’effectuer une évaluation complète des risques. « Rien de tout cela n’a été fait, à notre avis », analyse Michael Hurley, président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO-SCFP).

Outre les inquiétudes concernant la qualité de la stérilisation, le contrat de l’hôpital de Pembroke pose un autre problème : « le transport d’instruments chirurgicaux très fragiles sur des routes de campagne, en tous types de conditions météorologiques, ce que déconseillent les fabricants de ces instruments, poursuit M. Hurley. »

La section locale 1502 du SCFP représente le personnel de l’hôpital de Pembroke. Selon sa présidente Simone Burger, le syndicat a tenté à plusieurs reprises de convaincre l’hôpital de vérifier le rendement de SteriPro auprès des autres hôpitaux qui traitent avec cette entreprise, sans succès. « En outre, ajoute-t-elle, nous sommes consternés de constater que l’hôpital gaspillera des fonds publics qui devraient servir à soigner les patients pour acheter les plateaux chirurgicaux et l’équipement requis pour pouvoir faire affaire avec ce sous-traitant sans manquer de matériel. »

Mme Burger prie à nouveau l’hôpital de revoir sa décision de sous-traiter la stérilisation des instruments chirurgicaux.

Pour en savoir plus, contactez :

Simone Burger
Vice-présidente de la section locale 1502 du SCFP
 613-732-8458

Michael Hurley
Président du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO-SCFP)
 416-884-0770

Stella Yeadon
Service des communications du SCFP
 416-559-9300