Aujourd’hui, la présidente de la section locale 4914 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP 4914), Sonia Yung, a publié la lettre ouverte suivante, qu’elle adresse à Rav Bains, directeur général de la Société d’aide à l’enfance de la région de Peel (SAE de Peel), au nom des 435 employés du personnel de première ligne, d’administration et de soutien.

Lettre ouverte à Rav Bains, directeur général de la Société d’aide à l’enfance de Peel

Il y a dix jours, le personnel de première ligne, d’administration et de soutien de la SAE de Peel a débrayé, peu après que votre équipe de négociation eut déposé une proposition qu’elle a qualifiée de « finale ».

Depuis, nous avons toujours clairement indiqué que notre comité est prêt à reprendre les négociations en tout temps. Il ne lui manque qu’un vis-à-vis à la table.

Imaginez ma surprise en apprenant que, dans vos déclarations publiques, vous affirmez être prêt à reprendre les négociations : « Nous avons présenté notre meilleure offre au SCFP. Cela dit, si le syndicat est prêt à négocier les points litigieux, nous serons heureux de reprendre les pourparlers en vue d’une entente. »

Ces mots, vous les avez prononcés le 19 septembre, le lendemain du début de la grève. Pourtant, depuis, ni vous ni aucun membre de votre équipe de négociation n’avez réclamé la reprise des pourparlers.

Chaque jour ou presque, depuis le début de la grève, je me trouve dehors, devant votre bureau, au moins de 7 heures du matin à 7 heures du soir. Je vous ai vu, vous et les quatre membres de votre équipe de négociation, monter et descendre de l’autobus qui transporte les cadres et les briseurs de grève. Vous auriez pu facilement me joindre par courriel ou par téléphone, puisque vous disposez de toutes mes coordonnées.

Et pourtant, aucun contact, ce qui remet en question votre sincérité lorsque vous affirmez être prêt à revenir à la table des négociations à tout un chacun (sauf aux gens avec qui vous devrez négocier).

Nos membres n’ont pas envie de faire la grève. Les familles de la région de Peel ont besoin du soutien qu’ils fournissent. Nous savons pertinemment que cette grève nuit à la qualité du soutien prodigué aux familles qui en ont besoin.

Si la SAE de Peel est sincèrement prête à revoir le contenu de votre soi-disant « proposition finale » et négocier les points litigieux, je suis prête, devant votre bureau, jour après jour, avec un cellulaire chargé en poche.

Vous n’avez qu’à m’appeler ou m’envoyer un courriel. C’est moins cher que votre « plan d’urgence » qui consiste, semble-t-il, à offrir des incitatifs hallucinants à des gens pour qu’ils viennent briser notre grève.

Sachez que, si je n’ai pas reçu d’appel de vous, j’en ai reçu un d’un client en crise. Malheureusement, lorsque j’ai tenté de signaler ce problème de protection de l’enfance à votre équipe « d’urgence », personne à la SAE de Peel n’a daigné me répondre.

Rav, pour le bien de la clientèle, prenez votre téléphone et ramenez votre équipe à la table des négociations.

J’attends votre réponse.

Sonia Yung, présidente du SCFP 4914